En pleine crise agricole, le bio attire les professionnels

De plus en plus d'exploitants font la démarche de passer au bio, malgré des difficultés d'adaptation sous-estimées.

Voir la vidéo
France

Mis à jour le , publié le

Guillaume Robin a pris sa décision : il va convertir toutes les terres familiales en bio. Pourtant, il a bien failli arracher ses poiriers de 25 ans qui ne lui rapportaient plus rien. "Aujourd'hui, ça n'est pas rentable. Il ne manque pas d'argent, mais on n’en gagne pas. Alors qu'en bio, on estime pouvoir faire un bénéfice annuel qui justifie au moins le temps qu'on y passe", exprime cet exploitant de la Drôme.

Un label au bout de trois ans

Pendant trois ans, il va devoir produire sans utiliser d'engrais chimiques, ni aucun pesticides. Et ce n'est qu'en 2019 qu'il pourra obtenir le label bio et vendre ses poires au moins deux fois plus cher. Guillaume Robin va donc devoir apprendre à utiliser des produits naturels pour protéger ses poiriers, comme de l'argile qui les rend moins attractifs pour les parasites. Mais il n'est pas totalement confiant pour autant. "On n'est pas à l'abri d'une grosse contamination sur le verger, et d'une année où on aurait des problèmes sanitaires importants", soulève-t-il.
Pour cette transition, les agriculteurs peuvent compter sur une aide à la conversion bio pendant cinq ans : 900 euros par hectare pour les vergers, et 300 euros par hectare pour les céréales et prairies.

Le JT
Les autres sujets du JT
Le lait bio contient 50% d'acides gras oméga 3 de plus que le lait issu de l'agriculture conventionnelle, selon une étude parue le 16 février 2016.
Le lait bio contient 50% d'acides gras oméga 3 de plus que le lait issu de l'agriculture conventionnelle, selon une étude parue le 16 février 2016. (FABRICE LEROUGE / ONOKY / AFP)