DIRECT. Manuel Valls en visite au Salon de l'agriculture : "Le climat est tendu, et c'est normal"

Cette visite à lieu à quelques heures de la cloture de négociations tendues entre les industriels et la grande distribution sur les prix.

Le Premier ministre Manuel Valls en visite au Salon de l\'agriculture, le 29 février 2016.
Le Premier ministre Manuel Valls en visite au Salon de l'agriculture, le 29 février 2016. (MIGUEL MEDINA / AFP)
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Ce qu'il faut savoir

François Hollande avait été copieusement hué, samedi, pour l'ouverture du Salon de l'agriculture. L'accueil a été moins houleux, lundi 29 février, pour le Premier ministre Manuel Valls. Le chef du gouvernement, arrivé à 7 heures du matin, a tout de même eu quelques échanges tendus avec les éleveurs en colère, et le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a été hué. "Le climat est tendu, et c'est normal", a-t-il concédé tout en condamnant les violences. Notre journaliste Kocila Makdeche est sur place.

Le président bousculé, samedi. François Hollande a été accueilli sous les huées. Des manifestants de la FNSEA ont aussi démonté le stand du ministère de l'Agriculture. Plusieurs ont été arrêtés mais ne seront pas poursuivis. Dimanche, le président de la FNSEA a présenté ses "excuses" à François Hollande.

François Hollande a fait une annonce samedi : le chef de l'Etat a promis de modifier "avant l'été" la loi de modernisation de l'économie afin de garantir une meilleure protection du producteur dans les négociations tarifaires.

La semaine dernière, Manuel Valls avait appelé la grande distribution à plus de "solidarité", "en ne baissant pas les prix lors des négociations commerciales" avec les industriels, qui doivent se clore lundi soir à minuit. Celles-ci sont "plus dures que jamais", explique un industriel à l'AFP.

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23h54 : Si vous n'avez pas eu le temps de parcourir notre site aujourd'hui, voici trois contenus que vous pouvez consulter avec intérêt :

Dans ce diaporama, découvrez les images du démantèlement de la "jungle" de Calais, qui s'est soldé par des heurts entre migrants et militants d'un côté, forces de l'ordre de l'autre.
Après François Hollande et Stéphane Le Foll, c(était au tour de Manuel Valls de se rendre au Salon de l'agriculture. Reportage de notre journaliste Kocila Makdeche.
Les Jeunes socialistes lancent un appel cinglant contre la politique du gouvernement. Le président du MJS, Benjamin Lucas, signe une tribune sur francetv info.

18h07 : ue retenir de l'actualité ?

• Le gouvernement repousse au 24 mars la présentation en Conseil des ministres de la réforme du Code du travail. Dans une tribune, le président des Jeunes socialistes appelle à "stopper la dérive libérale" du gouvernement, et à "rassembler la gauche autour d'un nouveau compromis". Il s'exprime ici librement.

• Le démantèlement partiel de la "jungle" a débuté. Les autorités ont commencé à enlever des abris de migrants dans la zone sud.Voici le diaporama de francetv info.

• Ce matin, Manuel Valls et Stéphane Le Foll étaient au salon de l'Agriculture. Comme François Hollande samedi, les ministres ont eu le droit à des insultes de la part des éleveurs en colère. Francetv info vous raconte cette visite mouvementée.

Le trafic des trains pourrait être perturbé le 9 mars. Les quatre syndicats de la SNCF appellent à la grève le 9 mars. Ils réclament notamment des recrutements et des hausses de salaires.

16h37 : Ce matin, Manuel Valls et Stéphane Le Foll étaient au salon de l'Agriculture. Comme François Hollande samedi, les ministres ont eu le droit à des insultes de la part des éleveurs en colère. Je vous raconte cette visite mouvementée.

Manuel Valls et Stéphane Le Foll au Salon de l'agriculture, porte de Versailles, à Paris, le 29 février 2016. 


(MIGUEL MEDINA / AFP)

16h04 : C'est un manque de respect envers tous les êtres humains. Si on ne respecte plus personne, c'est que l'homme est devenu une véritable bête ! C'est un monde où les propos orduriers deviennent le flambeau d'une partie de la population rétrograde.

16h04 : Je comprends la colère des agriculteurs mais ils se plantent depuis le début. Ils exigent que l'Etat agisse, mais l'Etat est dans l'incapacité de fixer les prix. Plus ils continueront de s'agiter pour que l'Etat joue un rôle qu'il n'a pas le droit de jouer et moins la situation se réglera. De même que l'Etat ne peut pas forcer Bigard à acheter au marché au cadran breton. Le pire, c'est que les autres partis politiques veulent faire croire que s'ils étaient élus, ils y arriveraient alors que c'est impossible.La seule chose que l'Etat puisse faire, c'est recadrer en plafonnant le nombre d'intermédiaires entre le producteur et les étalages d'un supermarché.

16h02 : Les paysans bio ne manifestent pas et vivent bien. Il serai peut être tant de lâcher ce productivisme nauséabond pour l'homme et la planète et passer à des cultures bio raisonnés... Mais ça la FNSEA ne le comprend pas ! (...)

16h02 : Incroyable les réactions de certains lecteurs, outrés des comportements des agriculteurs ! Dans quel monde vivent-ils pour ne pas voir ni comprendre la misère et la détresse des agriculteurs ? Quand vous avez l'espoir vous pouvez accepter beaucoup de chose. Seuls les désespérés n'ont que la violence comme moyen de communication. Alors maintenant que fait-on ? On les laisse se pendre les uns après les autres et on leur tourne le dos pour manger des produits étrangers comme le disent certain ? Quelle belle France.

16h03 : Dans les commentaires, vous continuez de nous donner votre avis sur le comportement des agriculteurs. Leur mobilisation est parfois émaillée d'incidents, qui vous font réagir.

15h33 : Cela montre la désespérance des agriculteurs et d'une grande partie de la population... Et cela me fait un peu peur...

15h32 : En voyant toute cette violence, je n'adhère pas aux problèmes qu'ils rencontrent. J'étais présente au Leclerc de Pau et ce fut très choquant. Si tout le monde se comportait de cette manière, l'état de droit n'aurait pas de valeur. En tout cas, à cause de cette violence gratuite, je ne les soutiens pas et j'achèterai les produits étrangers.

15h31 : Je pense que les paysans n'ont aucun respect. Le respect doit être rėciproque. Non seulement ils mettent le boxon sur les routes, ils insultent le Président de la République.

15h30 : Les agriculteurs auraient dû boycotter le salon... Mais manifestement, ils ont encore de l'argent à dépenser.

15h37 : Les éleveurs ont réservé un accueil tendu mais sans violence à Manuel Valls au salon de l'Agriculture. Dans les commentaires, vous continuez de réagir aux actions, parfois brutales, menées par les agriculteurs en colère.

15h38 : Le secteur de l'agriculture est en crise, mais le métier suscite toujours des vocations. Dans les allées du salon de l'Agriculture, France 3 Bretagne ont rencontré Bastien. A 20 ans, le jeune homme leur a parlé de son amour pour le métier de paysan.
(FRANCE 3 BRETAGNE)

14h21 : Au tour de Manuel Valls de se faire chahuter par des éleveurs en colère au Salon de l'Agriculture. Le Premier ministre est arrivé peu avant sept heures avec Stéphane Le Foll. Tous deux ont été accueillis par des agriculteurs hostiles, pour un dialogue parfois tendu.






Salon de l'agriculture : une visite sous tension pour Manuel Valls

14h05 : ue retenir de l'actualité ?

• Le gouvernement repousse au 24 mars la présentation en Conseil des ministres de la réforme du Code du travail. Dans une tribune, le président des Jeunes socialistes appelle à "stopper la dérive libérale" du gouvernement, et à "rassembler la gauche autour d'un nouveau compromis". Il s'exprime ici librement.

• Le démantèlement partiel de la "jungle" a débuté. Les autorités ont commencé à enlever des abris de migrants dans la zone sud.

• Le Premier ministre est en visite au Salon de l'agriculture. L'accueil des agriculteurs a été glacial mais s'est fait sans violence.

• Cela ne vous aura pas échappé : nous sommes le 29 février. L'année 2016 compte en effet 366 jours, et non 365 comme habituellement. Cette année bissextile est à nouveau l'occasion de traditions diverses partout dans le monde. Petit tour d'horizon.

13h23 : Il est un peu plus de 13 heures, l'heure de déjeuner, ou de digérer. Ici, un exposant pique un petit somme devant des vaches, dans les allées du Salon de l'agriculture, à Paris.

(BENOIT TESSIER / REUTERS)

12h54 : Après un début de visite calme dans les allées du Salon de l'agriculture, Manuel Valls a subi quelques huées ou quolibets. Insultes, saccages perpétrés par des éleveurs en colère... Ces débordements vous choquent-ils ? C'est notre question du jour. Répondez-y ici, et découvrez la réponse de ce sondage ce soir, dans "Le Grand Soir 3".

12h16 : Il est midi, que retenir de l'actualité ?

• Le gouvernement repousse la présentation en Conseil des ministres de la réforme du Code du travail. Manuel Valls évoque "une quinzaine de jours" "pour restituer la réalité de cette loi".

• Le démantèlement partiel de la "jungle" a débuté. Les autorités ont commencé à enlever des abris de migrants dans la zone sud.

• Le Premier ministre est en visite au Salon de l'agriculture. L'accueil des agriculteurs a été glacial mais s'est fait sans violence.

• Le sacre de Leonardo DiCaprio, la razzia de Mad Max, la surprise Spotlight et le plaidoyer de Chris Rock. Voici ce qu'il faut retenir des Oscars 2016.

11h24 : Malgré un accueil glacial, Manuel Valls rit pendant sa réunion de travail de travail avec les représentants de la filière élevage, pendant sa visite au Salon de l'agriculture.



(MIGUEL MEDINA / AFP)

10h31 : Tout à l'heure, un éleveur voulait lâcher une vache sur les ministres : "ils seront obligés de se bouger comme ca"

10h31 : Notre journaliste Kocila Makdeche a rencontré, au Salon de l'agriculture, un éleveur prêt à (presque) tout pour faire réagir le gouvernement.

10h15 : "Si je suis au Salon de l'Agriculture, c'est pour exprimer un sentiment de mal-être, un ras-le-bol." Fabien Pigeon, éleveur et céréalier membre de la FNSEA,fait partie des personnes interpellées samedi après le démontage du stand du ministère de l'Agriculture. Il s'est exprimé au micro de RTL.