EDF prévoit de supprimer au moins 4 000 postes, sans licenciement, d'ici 2018

Le groupe procedera par le biais de non-remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

Un logo EDF photographié dans un bâtiment du groupe à  Flamanville (Manche), le 28 septembre 2015. 
Un logo EDF photographié dans un bâtiment du groupe à  Flamanville (Manche), le 28 septembre 2015.  (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

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EDF va se séparer de l'équivalent de 5,8% de ses effectifs. L'électricien prévoit de supprimer au moins 4 000 postes sur trois ans, et ce sans licenciement, selon des sources syndicales citées vendredi 15 janvier. Le groupe procéderait par le biais de non-remplacements, de départs à la retraite ou de départs anticipés. Ces réductions d'effectif, entre 2016 et 2018, représentent plus du double des suppressions initialement annoncées par le groupe.

Une source syndicale a fait part à l'AFP de "4 000 à 5 000" suppressions de postes, une deuxième source syndicale a évoqué "4 100" suppressions. Interrogé par l'AFP, EDF n'a pas fait de commentaire. En décembre, les syndicats avaient protesté contre la suppression annoncée de "1 500 à 2 000 postes" d'ici à 2018.

Ces réductions d'effectif doivent être abordées jeudi 21 janvier lors d'un comité central d'entreprise d'EDF, un groupe qui compte environ 68 000 salariés. A cette occasion, un appel à la grève est lancé par les syndicats CGT, FO et CFE-CGC pour protester notamment contre ces suppressions de postes.