Economie : en France, 16% des actifs cumuleraient deux emplois

Ce cumul est-il une liberté ou marque-t-il au contraire une précarité plus grande ? Une équipe de France 2 a rencontré ces salariés particuliers.

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FRANCE 2

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On les appelle les slasheurs, un anglicisme pour désigner ceux qui cumulent plusieurs métiers. Pour des raisons financières ou pour monter un projet, ils sont prêts à travailler jusqu'à 60 heures par semaine. Gildas Legrand est manutentionnaire à La Poste. Ce père de deux enfants travaille de 15 heures à 22 heures, cinq jours par semaine sur une plateforme de tri. "Je fais les choses très consciencieusement, mais il y a une partie de mon cerveau qui est ailleurs", explique le père de famille. Cet ailleurs, c'est sa deuxième activité, confectionner des gâteaux de bonbons qu'il vend ensuite sur Internet. Ce quadragénaire rêve de vivre de cette activité, mais son chiffre d'affaires ne le lui permet pas. En tout, il travaille 50 voir 60 heures par semaine.

Un atout sur le court terme

Pour d'autres, avoir plusieurs métiers n'est pas une nécessité, mais un choix. C'est le cas de Bruce Beguin. Du lundi au mercredi, le jeune homme est sur son vélo pour livrer des repas à domicile, trois à cinq heures par jour. C'est lui qui décide de ses horaires. "C'est super flexible, on a le pouvoir", commente Bruce. Du jeudi au dimanche, il est manager dans un restaurant de burgers. Le mois dernier, ces deux jobs lui ont rapporté 2 414 euros. Cumuler deux emplois, le jeune homme ne souhaite pas le faire sur le long terme et évoque les impératifs familiaux qui arrivent lorsque l'on est plus âgé. S’il travaille d'arrache-pied, c'est pour se payer un voyage en Australie. Comme Bruce, 22% des moins de 30 ans cumulent deux emplois. En France quatre millions et demi d'actifs cumuleraient plusieurs emplois. Près de deux tiers le feraient par choix.

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