Contrats courts : des cotisations patronales bientôt variables ?

Le gouvernement souhaite surtaxer les entreprises qui abusent des contrats courts. Mais dans certains secteurs, les professionnels estiment qu'il est difficile de faire sans.

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Un contrat d'une semaine dans la restauration, de l'intérim sur une ligne de production automobile ou une mission d'hôtesse de quelques jours sur un salon, des contrats courts que le gouvernement souhaite diminuer. Pour cela, il souhaite surtaxer les entreprises par un système de bonus-malus. Aujourd'hui, toutes les entreprises payent les mêmes cotisations patronales, à hauteur de 4,05%.

Une réforme pénalisante ?

Demain, cette dernière pourrait devenir variable. Selon le journal Les Échos, si un employeur utilise de façon raisonnable des contrats courts sur les trois dernières années, les cotisations patronales pourraient s'élever à 2%. Au contraire, si ce type de contrat se multiplie trop souvent, elles pourraient au contraire grimper jusqu'à 10%. Ainsi, pour un salarié à 2 000 euros bruts par mois, un employeur vertueux devra payer 40 euros, quand celui qui abuse des contrats courts déboursera 200 euros de cotisations. Un système voulu depuis de nombreuses années par les syndicats. Commerce, hébergement, restauration et bâtiment, dans certains secteurs, la réforme est jugée pénalisante. En 2016, 70% des embauches étaient des contrats de moins d'un mois.

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