Niort : une employée handicapée accuse son supérieur de l'avoir "enfermée" dans un local

Le supérieur de cette salariée handicapée aurait voulu lui soustraire son carnet dans lequel elle notait ses conditions de travail. 

Le magasin Conforama de Niort (Deux-Sèvres), photographié en août 2016.
Le magasin Conforama de Niort (Deux-Sèvres), photographié en août 2016. (GOOGLE STREET VIEW)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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"Enfermée et retenue" par son supérieur. C'est ce qui serait arrivé à Nadine, une employée handicapée de Conforama à Niort (Deux-Sèvres), révèle lundi 13 mars La Nouvelle République. "Il voulait que je lui donne mon carnet", a expliqué la salariée au quotidien. Cette dernière y notait ses conditions de travail. La CGT a appelé à la mobilisation devant le magasin, mercredi. 

Selon le communiqué de la CGT, les faits se sont déroulés le samedi 25 février, lorsque Nadine, salariée handicapée et syndiquée CGT, "a été enfermée et retenue dans un local exigu", afin de "lui soustraire son carnet, sur lequel elle consignait ses notes personnelles et privées en lien avec la dégradation de ses conditions de travail depuis 2013".

Retenue contre son gré pendant 15 à 20 minutes

Agée d'une quarantaine d'années, celle-ci a été retenue contre son gré par un supérieur hiérarchique pendant environ 15 à 20 minutes. En l'absence de clé pour verrouiller la porte, celui-ci aurait "posé une pile de ramettes de papier pour la bloquer", indique Nadine à La Nouvelle République. Puis, choquée, elle a fait une crise d'épilepsie et a été évacuée par les pompiers, alertés par un collègue, a précisé lundi une source syndicale à l'AFP.

A la suite de cet incident, l'employée a fait l'objet d'un arrêt de travail jusqu'au 28 mars. Elle a déposé plainte en gendarmerie et a également contacté le délégué du Défenseur des droits dans les Deux-Sèvres, a-t-on précisé de même source. La direction du Conforama de Niort, sollicitée, n'a pas souhaité s'exprimer sur le dossier.

Pour l'union locale CGT, l'incident de fin février est "un événement de trop", s'agissant d'une salariée "doublement discriminée", par rapport à son handicap, qui lui avait valu un poste aménagé au Service après vente, et par rapport à son activité syndicale. La dégradation de la situation a été marquée depuis un changement de direction en 2015, a précisé le syndicat.