Succès fulgurant pour la pétition contre la réforme du Code du travail

Le projet du gouvernement suscite déjà les critiques des syndicats et d'une partie de la gauche, qui le jugent trop favorable aux entreprises au détriment des salariés.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 22 février 2016 à Chalampé (Haut-Rhin).
La ministre du Travail, Myriam El Khomri, et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 22 février 2016 à Chalampé (Haut-Rhin). (SEBASTIEN BOZON / AFP)

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"Loi travail : non merci !" Derrière ce slogan, une pétition lancée contre la réforme du Code du travail connaît un succès fulgurant. Mardi 23 février, elle a déjà recueilli plus de 365 000 soutiens, en seulement cinq jours sur internet. Une mobilisation qui confirme le rejet croissant du projet dévoilé la semaine dernière, et déjà accueilli par une salve de critiques des syndicats et d'une partie de la gauche, qui le jugent trop favorable aux entreprises, au détriment des salariés.

"Un copier-coller du programme du Medef"

Cette pétition a été lancée, vendredi 19 février, sur le site Change.org par Caroline de Haas, une militante de gauche féministe. Elle est adressée directement à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui porte le projet et appelle ses signataires à se mobiliser et à interpeller la ministre pour lui demander de "renoncer""C'est du jamais-vu. C'est un démarrage historique", se félicite, dans Le Parisienl'ancienne porte-parole d'Osez le féminisme et ex-conseillère de Najat Vallaud-Belkacem au ministère des Droits des femmes.

Le gouvernement est allé "tellement loin dans la caricature", juge-t-elle, appelant l'exécutif à "revoir sa copie". La militante dénonce "un copier-coller du programme du Medef" et pointe "le contenu particulièrement choquant de la loi" dans un entretien au Figaro. "Il y avait vraiment un franchissement de la ligne avec le projet de Myriam El Khomri, explique-t-elle encore. François Hollande croit réellement qu'en faisant travailler plus les gens et en les protégeant moins, il y aura plus de croissance. Et cela même si un quart des salariés déclarent souffrir au travail."