Réforme du Code du travail : la ministre répond à la pétition

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, défend son projet de loi, alors que la pétition contre sa réforme bat des records de signatures.

La ministre du Travail Myriam El Khomri lors d'une conférence de presse sur la réforme du Code du travail à Matignon, à Paris, le 4 novembre 2015.
La ministre du Travail Myriam El Khomri lors d'une conférence de presse sur la réforme du Code du travail à Matignon, à Paris, le 4 novembre 2015. (CHARLES PLATIAU / REUTERS)

Mis à jour le , publié le

Le gouvernement poursuit son offensive médiatique pour défendre sa réforme du Code du travail. Jeudi 25 février au soir, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a rédigé une longue réponse argumentée aux plus de 580 000détracteurs de son projet de loi ayant signé la pétition qui bat des records de signatures sur la première plateforme mondiale Change.org.

"L'avant-projet de loi 'Travail' suscite un intense débat démocratique. Vu l'enjeu et l'ampleur de la réforme c'est normal et c'est salutaire ! Si certaines affirmations de cette pétition sont vraies, de nombreuses autres sont fausses et beaucoup sont incomplètes. Or un débat de cette importance doit s'appuyer sur des informations précises", réplique Myriam El Khomri. Une riposte aussitôt abondamment commentée par des signataires, visiblement pas convaincus. 

"Ce message montre que le gouvernement s’inquiète"

La ministre invite les signataires à se rendre sur le site du gouvernement défendant le projet de loi El Khomri. Et elle conclut avec assurance : "Cette loi permettra à notre pays de se doter d'une véritable culture du compromis au plus près des salariés et des employeurs, qui ira dans le sens du progrès social et de la compétitivité de notre économie et permettra de gagner la bataille de l'emploi."

La pétitionnaire, Caroline de Haas, a répondu à la ministre. "Sur le fond, sincèrement, nous sommes dépité-e-s.", écrit  la militante féministe de gauche, qui ajoute : "Ce message montre que le gouvernement s’inquiète. Et qu’en étant plus nombreuses et nombreux, on peut le faire reculer !"