Pénurie de carburant : Total contre-attaque

Face aux blocages, le groupe envisage de revoir ses investissements, notamment pour la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique).

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France 3

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Pas plus d'argent pour leur raffinerie. Les grévistes du site de Donges (Loire-Atlantique), viennent d'apprendre les menaces qui pèsent sur les investissements du groupe Total sur leur installation. Ils estiment que le groupe pétrolier fait le jeu du gouvernement, en pleine lutte contre la loi Travail. "Aujourd’hui, Total est devenu la boite aux lettres du gouvernement. On cherche à casser ce mouvement pour éviter qu'un mouvement interprofessionnel prenne le relais. C'est une menace qui a déjà été connue dans bien des entreprises", commente un représentant CGT de la raffinerie.

Donges et La Mède en danger

Ce sont quelques mots livrés le 24 mai en marge de l'assemblée générale de Total qui ont mis le feu aux poudres. Le PDG, excédé par les blocages, envisage de réviser les investissements dans les sites français. Deux raffineries du groupe seraient particulièrement touchées : Donges, qui perdrait 400 millions d'euros, et la Mède (Bouches-du-Rhône) qui devait recevoir 200 millions d'euros. Ce matin, le secrétaire général de la CGT ironisait : "C'est toujours le même chantage, Total est une entreprise au bord de la faillite".

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Des grévistes bloquent la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), le 24 mai 2016.
Des grévistes bloquent la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), le 24 mai 2016. (MAXPPP.)