Loi Travail : Macron veut "réintroduire des dispositions" supprimées par Valls

Emmanuel Macron estime que la version revue du projet de loi sur le travail est "un bon texte", mais déplore tout de même un recul du gouvernement, notamment sur le travail des apprentis. 

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse, à Matignon, le 14 mars 2016. 
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse, à Matignon, le 14 mars 2016.  (PATRICK KOVARIK / AFP)
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Le ministre de l'Economie veut "aller plus loin" sur le projet de loi Travail. Et ce, quitte à revenir sur les modifications obtenues, lundi 14 mars, par les syndicats auprès du Premier ministre. "J'espère que le débat parlementaire permettra de réintroduire des dispositions de bon sens qui ont été retirées à la demande des syndicats réformistes et des organisations de jeunesse", a déclaré Emmanuel Macron, cité par Le Monde, en déplacement à Cannes (Alpes-Maritimes).

A force de vouloir prendre des mesures protectrices pour les jeunes, on ne les protège pas au travail mais on les protège du travail. J’avoue que je n’arrive pas à m’y résoudre.

Emmanuel Macron, ministre de l'Economie

Le Monde.fr

"Ce texte est un bon texte qui permet une avancée", a commenté Emmanuel Macron, louant le projet de réforme du Code du Travail. "Avance-t-on aussi loin qu'on l'avait voulu ? D'évidence non. Mais je pense que c'est un texte important qui va permettre de vraies avancées."

"C'est le début de l'adaptation de notre économie à la modernité"

Le ministre s'est notamment réjoui que "la réforme du licenciement économique [soit] préservée" et du fait qu'elle allait "permettre d'aligner la France sur le droit de l'Union européenne". "C'est le début de l'adaptation de notre économie à la modernité qui va permettre l'agilité et en même temps plus de sécurité individuelle, et non pas statutaire ou corporatiste", a-t-il ajouté. 

Enfin, "sur la justice prud'homale, nous allons rapidement travailler avec [la ministre du Travail] Myriam El Khomri pour proposer un barème indicatif", a encore précisé le ministre de l'Economie, alors que, la veille, le gouvernement a annoncé renoncer au plafonnement des indemnités prud'homales versées aux salariés.