Loi travail : les syndicats "réformistes", dont la CFDT, peinent à mobiliser

Seules quelques centaines de personnes ont battu le pavé, ce samedi à Paris, à l'appel de ces organisations. En province, la mobilisation s'est traduite par des distributions de tracts et de petits défilés. 

Des membres de la CFDT défilent à Rennes pour demander une refonte de la loi travail, le 12 mars 2016, à Rennes (Ille-et-Vilaine). 
Des membres de la CFDT défilent à Rennes pour demander une refonte de la loi travail, le 12 mars 2016, à Rennes (Ille-et-Vilaine).  (DAMIEN MEYER / AFP)
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"Loi Travail. #Faut que ça bouge." C'est au son de ce slogan que plusieurs syndicats français "réformistes", dont la CFDT, ont mené des actions à Paris et dans toute la France, samedi 12 mars. Ils exigent une refonte du projet controversé de réforme du droit du travail du gouvernement socialiste. 

"Si le gouvernement ne nous entend pas, nous sommes prêts à lui montrer notre détermination (...) et nous n'aurons pas d'état d'âme à nous mobiliser dans la rue", a prévenu Laurent Berger, numéro un du syndicat CFDT.  Il pourrait ainsi rejoindre la manifestation prévue le 31 mars, à l'appel des opposants plus radicaux au texte, comme les syndicats contestataires CGT et FO.

Une centaine de personnes à Paris, distribution de tracts en province

Alors que la manifestation de mercredi a réuni entre 220 000 et 400 000 manifestants, salariés et étudiants, la mobilisation des organisations réformistes a été d'ampleur nettement moindre, samedi. Seules quelques centaines de personnes ont participé au rassemblement parisien.

D'autres rassemblements d'importance comparable ou de simples distributions de tracts ont été organisés aussi dans une centaine de villes comme Rennes (Ille-et-Vilaine), Lille (Nord), Toulouse (Haute-Garonne) ou Bordeaux (Gironde). 

Lundi, le gouvernement doit dévoiler des propositions de "compromis" aux partenaires sociaux, en vue d'un examen du projet en Conseil des ministres le 24 mars.