Loi Travail : l'Unef et plusieurs organisations de jeunesse appellent à la mobilisation le 9 mars

Des associations de jeunesse sont venues grossir les rangs de la contestation, mardi 1er mars, en dénonçant l'avant-projet de réforme du Code du travail.

Des étudiants défilent à l'occasion d'une journée nationale d'action pour l'enseignement supérieur et la recherche, le 11 décembre 2014 à Paris.
Des étudiants défilent à l'occasion d'une journée nationale d'action pour l'enseignement supérieur et la recherche, le 11 décembre 2014 à Paris. (MAXPPP)

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Après la SNCF et la RATP, une partie de la jeunesse dénonce à son tour le projet de réforme du Code du travail. L'Unef – premier syndicat étudiant – appelle, mardi 1er mars, à une journée d'action le 9 mars dans toute la France. Sa trésorière, Marthe Corpet, estime en effet que "le gouvernement franchit une ligne rouge grave" en défendant ce texte. Certes, la présentation du projet de loi a été reportée de quinze jours. Mais c'est encore insuffisant, juge l'Unef, qui encourage les étudiants à se mobiliser "jusqu'au retrait total et entier du projet de loi".

Dix ans après le CPE

"Nous appelons à une journée d'action en France et à un rassemblement place de la République à Paris à 14 heures avec les cheminots de la SNCF et de la RATP, le 9 mars", a détaillé Marthe Corpet, de l'Unef. Celle-ci évoque un "mauvais cadeau d'anniversaire" pour l'emploi, dix ans après la dernière grande mobilisation étudiante contre le Contrat première embauche (CPE). Les lycéens (UNL, FIDL), des organisations politiques de la jeunesse (Jeunes communistes, Parti de gauche, NPA) ou syndicales (CGT) ont également pris part à l'appel.

Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le jeudi 24 mars plutôt que le 9, comme initialement prévu. Celui-ci sera sans doute retravaillé, afin de répondre à la forte opposition des syndicats et d'une partie de la gauche. Une pétition contre ce texte, lancée par la militante féministe Caroline de Haas, a également recueilli mardi à la mi-journée plus de 830 000 signatures. De son côté, le gouvernement compte bien faire adopter le texte avant l'été.