L'Espagne a testé le contrat El Khomri

Le gouvernement de droite a adopté un texte similaire au projet de la ministre du Travail, avec des modalités qui facilitent les licenciements économiques.

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France 2

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Depuis quelques mois, l'économie espagnole se relève. Le taux de croissance est positif, le chômage est légèrement en baisse, alors dans certaines entreprises, on augmente les effectifs. C'est le cas d'un hôtel de Madrid où une équipe de France 2 s'est rendue. Dix personnes y ont été embauchées en CDI. Mais ces contrats sont faciles à rompre pour l'employeur. "On encourt moins de risques aujourd'hui, parce que si jamais on doit faire face à une crise, le licenciement est plus facile et nous coûte moins cher qu'avant", commente la DRH de l'établissement.

Baisse des indemnités

Faciliter les licenciements pour booster l'embauche, c'est ce qu'a fait le gouvernement de droite de Mariano Rajoy en 2012. Si une entreprise perd de l'argent pendant trois trimestres consécutifs par rapport à l'année précédente, elle peut renvoyer ses salariés. En plus, les indemnités ont été revues à la baisse : 20 jours maximum de salaire par année travaillée, deux fois moins qu'avant la réforme.
En 2012, il y avait eu une forte mobilisation en Espagne contre cette mesure mais aujourd'hui l'OCDE annonce une embellie : au bout d'un an, le pays a connu 25 000 embauches en CDI par mois.

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Mariano Rajoy, Premier ministre espagnol sortant, donne une conférence de presse, à Madrid, le 22 janvier 2016.
Mariano Rajoy, Premier ministre espagnol sortant, donne une conférence de presse, à Madrid, le 22 janvier 2016. (JUAN MEDINA / REUTERS)