DIRECT. La loi Travail "répondra à la précarité des jeunes", assure Myriam El Khomri

La ministre du Travail a rencontré, aux côtés du Premier ministre, les représentants de l'Unef, de la Fage et de plusieurs organisations lycéennes (Fidl, UNL et SGL), vendredi matin.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri lors d\'une conférence de presse à Matignon, à Paris, le 11 mars 2016.
La ministre du Travail, Myriam El Khomri lors d'une conférence de presse à Matignon, à Paris, le 11 mars 2016. (THOMAS SAMSON / AFP)
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Mathieu DehlingerKocila MakdecheYann ThompsonFrance Télévisions

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Ce qu'il faut savoir

"J'écoute les jeunes, je les entends." Myriam El Khomri s'est voulue rassurante, vendredi 11 mars, après la rencontre entre Manuel Valls et plusieurs organisations de la jeunesse autour du projet de loi Travail"Ma loi, telle qu'elle sera présentée, répondra à la précarité des jeunes, a déclaré la ministre du Travail, en déplacement aux Ulis (Essonne). Il y a bien sûr un compromis à trouver."

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Pas de compromis trouvé avec l'Unef. Le président du syndicat étudiant de gauche Unef, William Martinet, a déclaré à l'issue de sa rencontre avec Manuel Valls que "le désaccord de fond [restait] entier". Il a appelé à "amplifier le mouvement de protestation" et a confirmé une nouvelle journée d'action le 17 mars.

Des "corrections à établir" pour Hollande. En déplacement dans une entreprise, jeudi, en Seine-et-Marne, François Hollande a confirmé la position de l'exécutif : il y aura "forcément" des "corrections à établir", a-t-il promis, tout en excluant un retrait du texte, dernière grande réforme du quinquennat.

Une première depuis 1990. C'est la première fois qu'un gouvernement socialiste doit lancer une concertation formelle avec des organisations de jeunesse de gauche depuis le mouvement lycéen de 1990, qui avait été reçu par François Mitterrand à l'Elysée.

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23h49 : "Je n'imaginais pas du tout que ça puisse prendre ces proportions." Après avoir reconnu son fils dans une manifestation, mercredi, un internaute a écrit un commentaire en ligne sévère à l'adresse de son rejeton. Son message a été largement relayé, ce qui a contraint le père de famille à préciser que sa remontrance était "une plaisanterie".

22h29 : "En aucun cas cela ne renforce la compétitivité de nos économies, sinon le Bangladesh aurait la meilleure économie du monde."

Alexis Tsipras critique le projet de réforme du droit du travail français. Ironie de l'histoire, il se trouve à Paris pour une réunion des dirigeants socialistes européens, demain, organisée par François Hollande

20h14 : "On vaut mieux que ça !" C'est le mot d'ordre qui s'est imposé chez les opposants à la loi El Khomri. Mais, mercredi, les manifestants parisiens ont aussi pu entendre ce slogan en chanson : le rappeur l'1consolable en a tiré un morceau, dont il a tourné le clip dans le cortège. Il m'a expliqué pourquoi il a voulu soutenir ce mouvement.

20h09 : Deux jeunes de 22 ans ont été condamnés à une peine de six mois de prison (ferme pour l'un, avec sursis pour l'autre), pour des violences et des jets de projectiles sur des policiers, mercredi, en fin de manifestation contre la loi Travail à Lyon.

17h34 : En 2006, François Hollande s'opposait durement au Contrat première embauche, porté par le gouvernement de Dominique de Villepin. Marianne a décidé de compiler les virulentes critiques prononcées à cette occasion par François Hollande, et les réponses que pourrait lui apporter Myriam El Khomry.

14h49 : Manuel Valls souhaite "bâtir un compromis dynamique et ambitieux" autour du projet de réforme du Code du travail. Après sa rencontre avec les organisations étudiantes et lycéennes ce matin, le Premier Ministre a promis de "corriger, rectifier, changer ce qui doit l'être."

(FRANCE TELEVISIONS)

13h23 : Manuel Valls évoque un dialogue avec les partenaires sociaux "pour corriger, rectifier, modifier, lever les ambiguïtés".

13h21 : "Réformer, ce n'est pas passer en force, ce n'est pas brutaliser."


Manuel Valls s'exprime actuellement depuis Matignon sur la réforme du Code du travail. "Nous souhaitons avec Myriam El Khomi et Emmanuel Macron bâtir un compromis qui soit dynamique et ambitieux pour les entrepreneurs et les salariés".


12h16 : Ce sont désormais les représentants des organisations lycéennes qui s'apprêtent à être reçus à Matignon.

12h48 : "On a eu un dialogue respectueux, mais maintenant il faut une issue à ce dialogue parce que rien n'a été décidé."

Après le président de l'Unef, c'est le président de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) qui vient de sortir d'un rendez-vous avec Manuel Valls à Matignon. Il a réclamé au Premier ministre "un droit universel de formation".

11h56 : Il avait surpris son fils en train de manifester dans une photo publiée sur le site de Sud Ouest, et lui avait conseillé, dans un commentaire, de "commencer par bosser [ses] cours". Le quotidien régional a retrouvé ce père de famille : il explique avoir voulu "mettre en garde" son enfant.

11h37 : "Si le gouvernement ne veut pas, sur le fond, écouter les jeunes, ça va être aux jeunes de s'imposer dans le débat et c'est bien ce qu'on compte faire dans les semaines qui viennent"

L'Unef appelle à amplifier la mobilisation contre le projet de réforme du code du travail, après sa rencontre avec Manuel Valls : "Il y a besoin d'un rapport de force social."

11h24 : "La mobilisation en cours est une mobilisation des jeunes parce que ce projet de loi Travail va nous précariser."

Le rendez-vous entre l'Unef et Manuel Valls n'a visiblement pas été concluant. A la sortie de Matignon, William Martinet, le président du syndicat étudiant, évoque l'absence de "véritables discussions de fond" sur les principaux sujets de la réforme du Code du travail : "On nous a renvoyés vers des sujets annexes."

10h33 : "L'Unef n'est pas en phase avec le mouvement. Parce qu'ils veulent faussement le politiser."

Jean-Christophe Cambadélis tacle l'Unef, qui appelait à manifester mercredi contre la loi El Khomri. Sur I-Télé, le premier secrétaire du Parti socialiste estime que la question posée est celle de "la précarité". "Et la loi doit répondre à cette question-là, explique-t-il. Il ne s'agit pas d'un débat, dans la gauche du Parti socialiste, entre les soi-disant libéraux et les soi-disant gauchistes."

08h24 : "On ne doit pas retirer ce texte parce qu'on en a besoin."

Bruno Le Roux insiste sur l'importance, à son sens, de la réforme El Khomri. Le risque, sinon, "c'est que nous ne fassions pas tout pour faire en sorte pour que l'emploi redémarre et la précarité recule". Le patron du groupe PS à l'Assemblée évoque cependant la nécessité de "modifications majeures" du texte, par exemple sur la question des prudhommes ou du licenciement économique.





(EUROPE 1)

08h22 : "Il faut écouter et expliquer (...) peut-être remettre en perspective ce qu'a fait le gouvernement."

Invité d'Europe 1, le patron du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, assure ne pas avoir "peur" pour la réforme du code du travail, malgré la mobilisation des lycéens et des étudiants.

08h22 : Bonjour @anonyme. L'Unef défend "la mise en place d'une véritable politique d'emploi des jeunes". Dans un communiqué signé avec d'autres organisations de jeunesse, elle réclamait "des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salariés", comme une meilleure rémunération des apprentis et des stagiaires.

08h09 : L'Unef pose comme condition préalable le retrait du projet de loi. Et après? Préalable à quoi? C'est un peu infantile.

07h54 : "La loi Travail sera une loi pour rien, elle sera dévitalisée."

Le patron du groupe Les Républicains au Sénat explique qu'il était prêt à "voter les articles" de la loi El Khomri "qui allaient dans le bon sens". "Sans aucun souci", car "faire reculer le chômage, c'est dans l'intérêt général", commente-t-il. Mais il prévient qu'il oeuvrera pour un retour "au texte initial".

07h55 : "Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on a raison."


Bruno Retailleau évoque la mobilisation des organisations lycéennes et étudiantes contre la réforme El Khomri. "Ces jeunes font peur, estime-t-il. Ils ont fait peur à la droite, ils font peur à la gauche." L'élu Les Républicains voit en eux des représentants d'une certaine forme de "conservatisme".

07h51 : "Ce genre de réforme, on la fait en début du quinquennat, quand on a un mandat clair."

Le patron du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, évoque sur France Info la réforme du Code du travail voulue par l'exécutif. Il s'étonne du timing choisi par l'Elysée pour défendre ce projet.

07h45 : L'Unef risque d'être déçue. L'organisation étudiante doit être reçu ce matin par Manuel Valls à Matignon pour évoquer la réforme du code du Travail. "Nous demandons comme préalable le retrait du projet de loi", explique son vice-président sur I-Télé. Une hypothèse déjà exclue hier par François Hollande.