Déficit : l'Etat prendra des mesures d'économie "dans tous les secteurs", prévient Bruno Le Maire

Le ministre de l'Economie était l'invité du journal de 20 heures de TF1, lundi.

Le ministre de l\'Economie Bruno Le Maire, à Paris, le 9 juin 2017.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, à Paris, le 9 juin 2017. (ERIC PIERMONT / AFP)
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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

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"Il faut réduire la dépense publique parce que c'est une question de souveraineté nationale." Le ministre de l'Economie était l'invité du journal de 20 heures de TF1, lundi 26 juin, alors que le gouvernement prendra connaissance, jeudi, de l'audit de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques.

Refusant de dévoiler en avance des éléments du rapport demandé dès la mise en place du nouveau gouvernement, Bruno Le Maire a estimé que le statu quo n'était pas possible. "Depuis 20, 30 ans, la France est droguée à la dépense publique. Ce n'est pas une liberté, c'est une prison", a-t-il jugé.

Si effectivement nous ne faisons rien d'ici la fin de l'année 2017, nous ne tiendrons pas nos engagements européens.

Bruno Le Maire

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Sans rien détailler, le ministre de l'Economie a annoncé qu'il avait prévu, avec Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, un large éventails de mesures qui "concerneront tous les secteurs de la dépense publique". "On ne va pas passer le rabot sur un ministère ou sur un autre. Il faut que l'Etat, les collectivités locales, les dépenses sociales, chacun fasse un effort", a-t-il lancé.

Objectif : 2,8% du PIB cette année

Le Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué il y une semaine "le risque" que le déficit ne dépasse les 3% du produit intérieur brut (PIB). Le rapport de la Cour des comptes "risque de ne pas être très bon pour les comptes publics", avait auparavant abondé Gérald Darmanin, en déplacement, lundi, à Tourcoing.

La France s'est engagée à ramener son déficit public à 2,8% du PIB cette année, après 3,6% en 2015 et 3,4% en 2016, afin de repasser sous la barre fatidique des 3% exigée par les traités européens, pour la première fois depuis 10 ans.