INFOGRAPHIES. Trois chiffres qui montrent que l'économie française va (un peu) mieux

L'activité économique a redémarré en France en 2015, avec une croissance du PIB de 1,1%. Une reprise poussive qui s'accompagne de quelques signes encourageants.

Les soldes d'hiver, à Paris, le 6 janvier 2016.
Les soldes d'hiver, à Paris, le 6 janvier 2016. (MAXPPP)
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L'activité économique a redémarré en France. Sur l'ensemble de l'année 2015, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été de 1,1%, selon la statistique publiée par l'Insee, vendredi 29 janvier. Elle n'avait plus été aussi élevée depuis 2011. Après quatre années atones (0,2% en 2014), la reprise est certes poussive, mais elle est bel et bien là. Voici trois indicateurs qui montrent que l'économie française va (un peu) mieux.

La consommation des ménages augmente

Après un recul de 0,2% en 2014, les dépenses des ménages français en biens de consommation ont progressé de 1,4% sur l'ensemble de l'année 2015. Or elles contribuent traditionnellement à la solidité de l'activité économique.

Autre moteur d'une reprise économique durable, les investissements des entreprises ont progressé de 2% par rapport à 2014. 

Le climat des affaires est meilleur

L'indicateur du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprises interrogés dans le cadre de cette enquête mensuelle de l'Insee, est reparti à la hausse. Mieux, il n'avait plus été aussi élevé depuis l'été 2011. 

L'indicateur a progressé d'un point en janvier à 102 points, après son léger creux de décembre, où des secteurs comme les services et le commerce de détail avaient ressenti l'impact des attentats de Paris et de Saint-Denis de la mi-novembre.

L'indicateur de climat des affaires montre "un mouvement de reprise qui reste toutefois progressif", analyse, dans Le RevenuHélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas. Les patrons restent prudents, l'horizon n'étant pas dégagé.

Les chefs d'entreprises, échaudés par la crise de 2008, observent avec inquiétude la volatilité des marchés et le ralentissement de la croissance des pays émergents, explique, dans L'Expansion, Mathieu Plane, de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

La hausse du chômage se poursuit... mais ralentit

Autre (petit) motif d'optimisme : sur le front de l'emploi, l'année 2015 a été moins mauvaise que les précédentes. Pôle emploi a enregistré, sur l'ensemble de l'année 2015, sa plus faible hausse du nombre de demandeurs d'emploi depuis 2010, avec 89 900 chômeurs supplémentaires, soit une hausse de "seulement" 2,6%.

Le gouvernement n'a cependant pas réussi à réduire le chômage. Et l'année 2015 s'est tout de même achevée sur un nouveau record de 3,59 millions de chômeurs en métropole. Les seniors ont vu leur situation se dégrader inexorablement (+0,6% sur un mois, +8,4% sur un an). 

Autre point noir : le chômage de longue durée, qui continue de gagner du terrain. Fin 2015, 2,47 millions de demandeurs d'emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an.

En revanche, l'année 2015 a vu la situation des jeunes s'améliorer (-21 900 chômeurs, -4,0%), malgré un coup d'arrêt en décembre (+0,7%). A 15 mois de la présidentielle, le gouvernement espère que tous les voyants passeront enfin au vert en 2016, année cruciale pour François Hollande. Il table sur son nouveau plan d'urgence pour y arriver.