La zone euro sera en déflation en 2015, selon la Commission européenne

Les prix devraient baisser de 0,1% sur l'année, alors que les prévisions initiales portaient sur une hausse de 0,8%.

Une sculpture avec le logo de l'euro, devant le siège de la Banque centrale européenne, à Francfort (Allemagne), le 2 décembre 2014.
Une sculpture avec le logo de l'euro, devant le siège de la Banque centrale européenne, à Francfort (Allemagne), le 2 décembre 2014. (DANIEL ROLAND / AFP)
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Bruxelles révise ses prévisions. La zone euro devrait entrer en déflation en 2015, un phénomène particulièrement redouté de baisse des prix, annonce la Commission européenne, jeudi 5 février. Les prix devraient baisser de 0,1% sur l'année, alors que les dernières prévisions, en novembre, portaient encore sur une hausse de 0,8%.

Des risques pour la croissance

La déflation est caractérisée par une baisse des prix sur une période prolongée, qui entraîne des risques pour la croissance en pesant sur les salaires et la consommation. 

En 2015, la hausse des prix des produits importés, en raison de la faiblesse de l'euro, ne suffira pas à compenser l'effet de la baisse des prix pétroliers, au moins dans la première partie de l'année, anticipe la Commission. La relative lenteur de la reprise économique et un taux de chômage toujours élevé dans de nombreux pays de la zone euro vont aussi peser à la baisse sur les prix : le chômage, en particulier, empêche une pression à la hausse sur les salaires.

Le retour de l'inflation en 2016

La tendance devrait s'inverser au deuxième semestre, et particulièrement en fin d'année, avec une inflation qui devrait s'établir autour de 0,4% au dernier trimestre. En 2016 ensuite, les prix de l'énergie et des autres matières premières devraient commencer à remonter, alimentant la hausse générale des prix. S'y ajouteraient une hausse de la demande intérieure et des prix des produits importés.

A 1,3% en 2016, l'inflation resterait toutefois inférieure à l'objectif de moyen terme de la Banque centrale européenne, qui est de maintenir une inflation inférieure, mais proche de 2%.