La crise politique grecque n'en finit plus d'inquiéter les investisseurs. A l'image des places européennes, la Bourse de Paris a perdu pied mardi 8 mai, en dégringolant de 2,78% dans un marché revenu à son plus bas niveau depuis deux semaines et secoué par l'instabilité politique en Grèce.

Les valeurs les plus touchées sont bancaires et industrielles, toujours en première ligne en cas de soubresauts sur les marchés. Par exemple, Société Générale a perdu 4,75% à 17,14 euros et Renault 4,56% à 31,58 euros.

La gauche radicale grecque refuse la rigueur

Peu avant la clôture, le CAC 40 a même perdu 3,17% à 3 112,22 points, dans un volume d'échanges assez faible, en raison d'un jour férié en France. Principale cause de cette dégringolade : le refus de la gauche radicale grecque, chargée de former un gouvernement après les élections législatives, de se plier aux exigences du Fonds monétaire international et de l'Union européenne.

Ceux-ci réclament de nouvelles mesures de rigueur, faute de quoi ils pourraient être amenés à suspendre leur plan de sauvetage du pays. Parmi les solutions envisagées pour sortir de l'impasse, l'organisation de nouvelles élections dès juin. C'est en tout cas ce que prédisait mi-avril le leader conservateur Antonis Samaras, cité par La Croix.

( Emilie Quéno - France 3)

Le reste de l'Europe tremble aussi

Paris n'est pas la seule place europénne à reculer. A la clôture, Francfort a perdu 1,90%, Londres 1,78% et Milan 2,37%. La Bourse d'Athènes a elle aussi poursuivi sa descente infernale, clôturant en chute de 3,62% après un plongeon de 6,67% la veille.

Sur le marché obligataire, où les Etats se financent, le situation est plus disparate. Les taux d'intérêts allemands à dix ans enregistrent mardi le taux le plus bas de leur histoire, à 1,540%. En revanche, en Espagne, le taux grimpe à 5,790%, en Italie à 5,426% et le taux grec bondit à 22,254%.