"Les rumeurs concernant ma démission sont dénuées de tout fondement", annonce Silvio Berlusconi, lundi 7 novembre en début d'après-midi, sur sa page Facebook. Mais ce démenti ne suffit pas à mettre un terme à la situation très inconfortable dans laquelle le chef du gouvernement italien se trouve.

• Face à des rumeurs de démission

Dans la matinée, la nouvelle de la démission de cavaliere met l'Italie en ébullition. Une rumeur déclenchée par les déclarations du directeur du journal de droite Il Foglio, considéré comme un conseiller écouté du Cavaliere. 

"Que Berlusconi soit sur le point de céder la place, c'est désormais une chose claire, c'est une question d'heures voire de minutes", a affirmé Giuliano Ferrara. Il a ensuite rectifié le tir en soulignant qu'il lui conseillait de se retirer comme "seule voie de sortie possible" pour éviter "une agonie politique sans queue ni tête".

• Soumis à des votes de confiance

En démentant toute démission immédiate, Silvio Berlusconi confirme qu'il affrontera mardi un vote test à l'Assemblée sur l'approbation du bilan 2010 de l'Etat italien. Il devrait également se soumettre dans les jours à venir à un vote de confiance au Sénat sur les mesures anti-crise qu'il a promises fin octobre à l'Union européenne. Puis à la fin du mois à la Chambre haute.

Le pari est risqué : le dirigeant est aux prises avec la défection de trois députés de son parti, le Peuple de la liberté (PDL), qui ont rallié l'opposition centriste et l'émergence d'un groupe d'une vingtaine de "mécontents" au sein du PDL dont le vote ne serait plus garanti.

• Placé sous la pression internationale

Les responsables internationaux ont multiplié les pressions sur l'Italie, accusée de manquer de "crédibilité". Lundi 7 novembre, encore, Bruxelles juge "essentiel" que l'Italie respecte ses engagements budgétaires pour réduite sa dette alors qu'au G20 de Cannes, la semaine précédente, Rome a été placée sous la surveillance du Fonds monétaire international et de Bruxelles.

Le fidèle bras droit de Silvio Berlusconi, Gianni Letta, a lancé aux dirigeants étranegrs un message rassurant en promettant que les engagements de l'Italie seraient maintenus "quels que soient les évènements, au nom du principe de la continuité administrative".