La Grèce concède de nouvelles réformes pour remplir les objectifs budgétaires fixés par ses créanciers

Athènes va travailler sur des réformes du système fiscal, des retraites et de la régulation du marché du travail, a annoncé le président de l'eurogroupe.

Un homme brandit un drapeau grec lors d\'une manifestation contre l\'austérité, à Athènes, le 14 février 2017.
Un homme brandit un drapeau grec lors d'une manifestation contre l'austérité, à Athènes, le 14 février 2017. (ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Pour relancer son plan de sauvetage, qui est dans l'impasse, la Grèce a accepté de faire des concessions. Elle va engager de nouvelles réformes pour atteindre les objectifs financiers fixés par ses créanciers de la zone euro, a annoncé le président de l'eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, après une réunion des ministre des Finances de la zone euro, lundi 20 février à Bruxelles.

Les représentants des créanciers de la Grèce, soit la zone euro mais aussi le FMI, "vont travailler avec les autorités grecques sur un paquet supplémentaire de réformes structurelles du système fiscal, du système des retraites et de la régulation du marché du travail", a annoncé Jeroen Dijsselbloem au terme de la réunion, se déclarant "très heureux du résultat". L'accord doit encore être finalisé à Athènes.

Un pas vers le déblocage d'un prêt de 86 milliards d'euros

Cet accord est "un pas important", selon les mots du commissaire européen aux Affaires économiques et financières Pierre Moscovici, dans l'avancement du troisième plan d'aide à la Grèce, décidé à l'été 2015. Les réformes décidées doivent permettre de conclure un point d'étape "qui doit déboucher sur un accord complet et définitif permettant le déboursement d'une nouvelle tranche du prêt de 86 milliards d'euros", a-t-il expliqué.

Les négociations piétinaient depuis des mois, à cause de différences d'évaluation de la situation économique de la Grèce dans les prochaines années et des remèdes à lui proposer. Le FMI, notamment, a une analyse plus pessimiste que les Européens, estimant que les objectifs budgétaires fixés à la Grèce sont trop élevés, et que la dette grecque doit être allégée. Il ne s'est pas engagé à participer financièrement au troisième plan de sauvetage.

Lundi, le FMI a salué les concessions faites par la Grèce, mais a estimé que "davantage de progrès" étaient souhaitables.