Soupir de soulagement, mercredi 28 décembre, en Italie. Le pays, à nouveau sous la pression des marchés, a réussi à refinancer une partie de sa dette à des taux bien plus faibles que les précédents.

Le Trésor italien a placé pour 9 milliards d'euros de titres de la dette à un taux de 3,251 % sur six mois, soit deux fois moins élevé que lors d'une opération datant du 25 novembre (6,504 %). Les investisseurs ont salué cette bonne nouvelle : la Bourse de Milan a gagné plus de 1,2 % à la mi-journée et les taux d'emprunts à dix ans ont baissé, après avoir frôlé les 7 % mardi.

Stimuler la croissance économique

La troisième économie de la zone euro est le dernier pays européen à devoir encore emprunter des obligations sur les marchés d'ici au 31 décembre. Une autre émission test est prévue jeudi.

Le gouvernement de Mario Monti souhaite désormais doper la croissance. Une réunion, prévue mercredi, devrait fixer un calendrier d'actions pour les mois à venir, afin de stimuler une économie qui connaît une croissance de moins de 1 % par an depuis une décennie. 

Pour ce faire, Mario Monti songerait à libéraliser des secteurs, comme celui des taxis et des pharmacies, et à assouplir la législation du marché du travail, ce qui ne réjouit pas les associations et les syndicats. 

La dette italienne s'élève à près de 1 900 milliards d'euros. Pour la réduire de 100 et 150 milliards, le gouvernement envisagerait aussi de vendre des biens immobiliers de prestige.