Chypre fait les frais de sa proximité géographique et économique avec la Grèce : le gouvernement de Nicosie a annoncé lundi 25 juin qu'il allait demander une aide financière de l'Union européenne à travers le Fonds européen de stabilité financière (FESF) ou le futur Mécanisme européen de stabilité (MES).

Ce plan de sauvetage serait destiné à réduire les risques liés à l'exposition de son secteur financier à la crise grecque. C'est cette exposition qui a été mise en avant le même jour par l'agence de notation Fitch, pour expliquer le déclassement de la note de l'île en catégorie spéculative BB+.

Chypre devient ainsi le cinquième pays de l'UE à demander un plan d'aide, après la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne. Le gouvernement n'a pas précisé le montant de l'aide qui sera demandée mais Fitch a estimé les besoins de Nicosie à environ 4 milliards d'euros. Nicosie fera aussi appel à d'autres partenaires : elle a également formulé une demande d'aide à Moscou, qui lui a déjà prêté 2,5 milliards d'euros en 2011.