En Guyane, les barrages routiers sont refermés jusqu'à la signature d'un accord

Le collectif Pou la Gwiyann dékolé a décidé lundi de poursuivre son mouvement jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé avec le gouvernement.

Un barrage routier, à Remire-Montjoly, en Guyane, le 10 avril 2017.
Un barrage routier, à Remire-Montjoly, en Guyane, le 10 avril 2017. (JODY AMIET / AFP)
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Après un mois de conflit social en Guyane, le collectif Pou la Gwiyann dékolé a décidé, lundi 17 avril, de poursuivre la mobilisation en refermant les barrages qui avaient été levés pour le week-end de Pâques, jusqu'à la signature d'un protocole d'accord avec le gouvernement. Ce document existe déjà. Sur sept pages, le collectif qui coordonne le mouvement social y liste les décisions nécessaires "pour suspendre le mouvement sous sa forme actuelle". Il a été envoyé dimanche au gouvernement, qui en a accusé réception.

"Pour avoir une signature rapide, nous avons obligation de durcir le mouvement. Les barrages seront fermés dès ce soir 22 heures", a déclaré Valérie Vanoukia, représentante des très petites entreprises de Guyane, à l'issue d'une assemblée générale, invitant la population à se remobiliser.

Des réponses attendues sur la santé et l'éducation

Dans ce protocole, le collectif Pou la Gwiyann dékolé "acte" le plan d'urgence de plus d'un milliard d'euros proposé par le gouvernement et propose de rouvrir le dialogue sur les 2 milliards d'euros supplémentaires que réclamaient jusqu'à présent les manifestants. "Sur les 2 milliards, nous pouvons discuter", "ce ne sont qu'une pompe d'amorçage", a ajouté Valérie Vanoukia. Elle souligne notamment que dans le texte initial du gouvernement, les questions sur la santé, l'éducation, le foncier et les communes de l'intérieur "n'ont pas eu de vraies réponses".

Deux points sont, selon elle, non négociables : "Le gouvernement doit acter le fait que le peuple guyanais veut se prendre en main". L'exécutif doit également garantir qu'aucun manifestant ayant participé au mouvement ne sera sanctionné judiciairement, a-t-elle insisté, en référence aux contrôles de police ordonnés depuis vendredi sur les barrages par la justice, à la suite de plaintes de particuliers pour "entrave à la circulation".