Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé mercredi 16 octobre le déblocage de 15 millions d'euros pour les entreprises agroalimentaires bretonnes, victimes de nombreux plans sociaux. Il l'a déclaré à Matignon après une réunion spéciale du gouvernement sur la crise en Bretagne, qui réunissait les ministres Stéphane Le Foll (Agriculture), Guillaume Garot (Agroalimentaire), Michel Sapin (Travail), Arnaud Montebourg (Redressement productif), ainsi que les "Bretons" de l'exécutif : Jean-Yves Le Drian (Défense) et Marylise Lebranchu (Réforme territoriale).

Le déblocage de cette somme fait partie d'un "pacte d'avenir" pour la région, qui comprend à la fois des mesures d'urgence et des "actions plus durables". Ce déblocage est l'une des mesures d'urgence. Les 15 millions devraient notamment permettre la reprise, par la communauté de communes de Landivisiau (Finistère), du site de l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau. La semaine dernière, des salariés de l'entreprise ont affronté des CRS à Rennes (Ille-et-Vilaine).

L'écotaxe poids-lourds en question

"L'Etat n'abandonne personne, c'est sa responsabilité de tout mettre en œuvre pour préserver l'emploi et créer de nouvelles perspectives", a déclaré le chef du gouvernement. Les salariés des entreprises menacées de fermeture se verront ainsi chacun "proposer un contrat de sécurisation professionnelle renforcé qui garantit le maintien de 97% du salaire net pendant une année", a annoncé Jean-Marc Ayrault.

Concernant l'écotaxe poids-lourds, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier et contre laquelle protestent les milieux économiques bretons, le Premier ministre a assuré que cette question serait "traitée avec la plus grande attention" : "La Bretagne est une région périphérique, où les distances pèsent plus lourd qu'ailleurs."