Le Parlement a définitivement adopté le budget 2015

Il supprime la première tranche de l'impôt sur le revenu et prévoit de ramener le déficit public de 4,4% du PIB en 2014 à 4,1% en 2015.

Les députés dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale lors de la séance des questions au gouvernement, le 9 décembre 2014. 
Les députés dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale lors de la séance des questions au gouvernement, le 9 décembre 2014.  (MAXPPP)
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A l'issue de trois mois de marathon budgétaire, le Parlement a définitivement adopté, par un vote de l'Assemblée nationale, jeudi 18 décembre, le budget 2015. Celui-ci supprime la première tranche de l'impôt sur le revenu et prévoit de ramener le déficit public de 4,4% du PIB en 2014 à 4,1% en 2015. Il envisage aussi un taux de croissance de 1%, 7,7 milliards d'euros d'économies sur les dépenses de l'Etat et 3,7 milliards pour les collectivités territoriales. Soit un total de 21 milliards d'euros d'économies avec les 9,6 milliards réalisées sur la Sécurité sociale en 2015.

Les députés ont aussi voté une augmentation de 4 centimes du prix du gazole pour les poids lourds au 1er janvier 2015, afin de compenser l'abandon de l'écotaxe. Des amendements du gouvernement ont été entérinés, qui permettent de modifier le montant de la taxe de séjour selon la catégorie des hôtels et qui créent une taxe sur les surfaces de stationnement en Ile-de-France.

Un hémicycle dépeuplé

Les députés ont adopté à main levée dans un hémicycle dépeuplé ce projet de loi de finances. Le PS, à l'exception des frondeurs, qui se sont abstenus, et les radicaux de gauche ont voté ce projet de loi de finances à main levée. Le Front de gauche et l'opposition UMP et UDI ont voté contre, et les écologistes se sont abstenus.

"Notre politique économique et budgétaire produit peu à peu ses fruits", a dit Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, en rappelant que ce vote final marquait la fin d'un "marathon budgétaire" de trois mois. L'opposition UMP et UDI, qui estime que plusieurs dispositions sont contraires à la Constitution, a annoncé qu'elle allait saisir le Conseil constitutionnel.