Des plans B, au cas où... Les banques françaises se prépareraient discrètement à l'éventualité d'une sortie de la Grèce de la zone euro, a indiqué l'agence Reuters vendredi 25 mai, citant des sources proches des milieux financiers. 

"Chaque banque a désormais une équipe spéciale chargée de regarder les conséquences possibles d'un retour de la drachme", a indiqué à Reuters un banquier parisien sous couvert d'anonymat. D'après des responsables de la zone euro, le comité de préparation de l'Eurogroupe avait effectivement demandé aux gouvernements de la zone de préparer, chacun de leur côté, des plans d'urgence pour se préparer à un éventuel retour de la drachme en Grèce.

Les banques françaises figurent parmi les établissements étrangers les plus exposés à la dette grecque. Ni le Crédit agricole, de loin la banque française la plus exposée, ni la Société générale, ni BNP Paribas n'ont souhaité faire de commentaires.

Un double discours sur la sortie de la Grèce de la zone euro

Si l'hypothèse d'une probable sortie de la zone euro de la Grèce n'est plus taboue, sa probabilité est régulièrement niée par les instances internationales qui maintiennent, de sommets en réunion, qu'ils souhaitent voir la Grèce garder la monnaie unique. Pourtant, différents médias ont indiqué ces derniers jours que les instances européennes et internationales se préparent bien à un départ de la Grèce de la zone euro.

"Un groupe de travail composé des directeurs des trésors de la zone euro ainsi que de représentants de la Commission et de la Banque centrale européenne a même été mis secrètement en place", avait ainsi écrit Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, sur son blog.