Le Groupe des Vingt (G20) s'est engagé dans un communiqué vendredi 20 avril à accorder au Fonds monétaire international (FMI) plus de 430 milliards de dollars (325,3 milliards d'euros) de ressources supplémentaires. Ainsi, le groupe de pays riches et émergents a fait plus que doubler la capacité de prêt de l'organisation avec en ligne de mire la volonté de mieux protéger l'économie mondiale de la crise européenne de la dette.

Le FMI estime que la crise de la dette de la zone euro représente le risque le plus aigu pour la croissance économique mondiale. Les marchés financiers redoutent qu'après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, ce soit au tour de l'Italie et de l'Espagne - troisième et quatrième économies de la région - de solliciter une aide internationale. Les ministres des Finances du G20 ont salué l'accord, tout comme la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, qui estime que ces nouvelles ressources donnent au FMI les moyens de lutter contre la crise.

Les craintes de la crise en Europe ont accéléré les choses

"C'est extrêmement important, nécessaire, l'expression d'une détermination commune", a-t-elle déclaré. En combinant les engagements de vendredi aux ressources existantes du FMI et aux prêts qu'il a déjà consentis, Christine Lagarde a évoqué une puissance de feu totale du Fonds de plus de 1 000 milliards de dollars.

Le FMI pourra utiliser ce "trésor de guerre" pour venir en aide à n'importe quel pays ou région qui le nécessiterait, mais ce sont bien les craintes liées à la crise en Europe qui ont accéléré le rehaussement de ses ressources.