VIDEO. Un krach boursier bien plus grave qu'en 2008 se prépare

Sur le plateau de France 2, Jean-Paul Chapel dresse l'état des lieux des bulles financières qui menacent d'exploser partout dans le monde.

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"Les mêmes causes produisent les mêmes effets" : c'est ainsi que Jean-Paul Chapel alerte sur la menace mondiale d'un krach boursier terrible, huit ans après celui de 2008 qui fut particulièrement dévastateur. A l'époque, la crise des subprimes avait mis le feu aux poudres. Nombre d'Américains endettés pour acheter leur logement ne pouvaient plus rembourser leurs emprunts trop élevés et la bulle immobilière avait explosé. Par contagion, les autres marchés avaient explosé partout dans le monde.

"Aujourd'hui, de nouvelles bulles pourraient éclater à nouveau", prévient le journaliste de France 2. "Une bulle est une flambée artificielle des prix qui se nourrit de l'argent facile. Plus ça monte, plus ça attire les investisseurs. Et du coup, ça continue de monter" jusqu'à l'explosion, explique-t-il.

Les banques centrales nourrissent ces bulles

Où sont les bulles aujourd’hui ? Aux Etats-Unis, où la bourse a doublé en sept ans, et en Chine aussi, où la bourse de Shangaï a elle aussi doublé. Le marché de l'art n'est pas épargné par la spéculation : certaines œuvres de Jeff Koons ont par exemple vu leur prix augmenter de 1 000% en quinze ans. Il y a aussi des bulles immobilières un peu partout dans le monde, avec des prix de la pierre qui sont artificiellement montés en flèche.

Ces bulles sont alimentées par de l'argent qui coule à flot. "Ce sont les banques centrales qui font gonfler ces bulles. Pour relancer l'économie, elles déversent des euros, des dollars, des yens sur les marchés financiers : près de 20 000 milliards d'euros. C'est trois fois plus qu'en 2008", explique Jean-Paul Chapel. Mais "surtout, ces liquidités augmentent cinq fois plus vite que l'économie réelle".

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Des investisseurs chinois devant les cours de la Bourse de Shanghai, le  7 janvier 2016, alors que les échanges ont brutalement été arrêtés après une nette baisse de 7% après moins d'une demi-heure. (HU JIANHUANG / IMAGINECHINA / AFP)