Bitcoin : la police japonaise arrête le Français à la tête de la plateforme MtGox

Mark Karpelès est soupçonné d'avoir accédé au système informatique de la plateforme et d'avoir falsifié les données de ses comptes.

Le Français Mark Kapelès, à Tokyo (Japon), le 28 février 2014.
Le Français Mark Kapelès, à Tokyo (Japon), le 28 février 2014. (JIJI PRESS / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Le Français Mark Karpelès a été le patron de MtGox, qui fut pendant longtemps la principale plateforme d'échange de bitcoins, et qui a fermée après la perte d'environ 355 millions d'euros. Il a été arrêté par la police japonaise, ont rapporté des médias japonais, samedi 1er août.

L'entrepreneur est soupçonné d'avoir accédé au système informatique de la plateforme et d'avoir falsifié les données de ses comptes, ont rapporté l'agence Kyodo et la chaîne de télévision publique NHK.

Aucune déclaration de la police ne pouvait être obtenue dans l'immédiat samedi matin à Tokyo mais la NHK montrait des images des autorités emmenant Mark Karpelès.

Plateforme fermée en février 2014

Basée au Japon, MtGox a stoppé ses transactions en février 2014, après avoir été victime, selon Mark Karpelès, d'une attaque informatique massive. La plateforme avait peu après déposé le bilan, admettant avoir perdu 850 000 bitcoins pour une valeur de 48 milliards de yens (quelque 355 millions d'euros au cours actuel). Mark Karpelès avait ultérieurement dit avoir retrouvé quelque 200 000 bitcoins dans un lieu de stockage informatique qui n'était pas connecté aux autres ordinateurs.

MtGox, qui revendiquait au plus haut de son activité la gestion de 80% des transactions mondiales de bitcoin, constituait l'une des plate-formes d'échange "historiques" de cette monnaie créée sur ordinateur en 2009 et qui avait vu sa valeur s'envoler de quelques cents à ses débuts jusqu'à plus de 1 000 dollars fin 2013.

Les investisseurs qui avaient misé sur l'argent virtuel bitcoin via la MtGox basée avaient exprimé leur colère en juillet 2014 lors d'une réunion des premiers créanciers de cette Bourse tombée en faillite.