Moteurs truqués : la répression des fraudes confirme "le caractère intentionnel" de la tricherie de Volkswagen

La DGCCRF a rendu les conclusions de son enquête sur le constructeur allemand, lundi.

Le logo de Volkswagen à l'entrée d'un concessionnaire de Berlin (Allemagne), le 22 septembre 2015.
Le logo de Volkswagen à l'entrée d'un concessionnaire de Berlin (Allemagne), le 22 septembre 2015. (ODD ANDERSEN / AFP)
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L'enquête de la Répression des fraudes française (DGCCRF) sur Volkswagen a révélé, lundi 7 mars, plusieurs "éléments qui montrent le caractère intentionnel de la fraude" du constructeur automobile. La DGGCRF avait ouvert une enquête administrative sur la firme allemande en septembre dernier, après que Volskwagen avait avoué avoir truqué les moteurs de 11 millions de voitures diesel.

Cette enquête "confirme la tromperie sur les véhicules commercialisés en France", a déclaré la directrice générale de la DGCCRF, lors de la présentation du bilan annuel de l'action du service. "Il y avait manifestement dans le logiciel qui pilote les véhicules des morceaux" qui pouvaient fausser les résultats lors des contrôles des émissions atmosphériques, a-t-elle expliqué. Les résultats de l'investigation ont été transmis au procureur de la République.

L'inverstigation sur Renault suit son cours

L'enquête de la répression des fraudes portait également 13 autres constructeurs automobiles français et étangers, dont Renault. La firme avait fait l'objet d'une perquisition de la DGCCRF en janvier. 

"Les éléments [concernant Renault] sont toujours en cours d'examen, a précisé la directrice générale de la répression des fraudes. [Toutefois], à ce stade, nous n'avons pas mis en évidence la présence de morceaux destinés à tromper les resultats des mesures atmosphériques. A ce stade, il n'y a donc pas de présomption de fraude comparable à ce qui existe sur Volkswagen."