Pénurie de carburants : deux sites débloqués par les forces de l'ordre

Selon la CGT, la grève est maintenant votée dans toutes les raffineries du pays. Cela ne signifie pas qu'elles sont toutes à l'arrêt. La police veut au moins en garantir l'accès. Deux sites ont été débloqués ce matin.

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FRANCE 2

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Tirs de projectiles et face à face avec les CRS. La journée a été animée par des violentes tensions à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) après les affrontements violents de la nuit. Une intervention musclée des forces de l'ordre pour évacuer les blocages autour du dépôt de carburants de Fos-sur-Mer. Les manifestants ont dû abandonner les barricades et leurs provisions. À la place désormais trône un important dispositif policier. "Ça a été comme un ouragan. Ils se sont placés, et derrière, ils nous ont bombardés sans aucune discussion", explique un militant. Les dépôts sont débloqués un par un, mais les grèves s'étendent. Toutes les raffineries françaises sont désormais concernées.

"Une surconsommation"

À Grandpuits en Seine-et-Marne, plusieurs unités sont à l'arrêt. À Gravenchon en Normandie, il y a au moins 50% de grévistes selon la CGT. À Feyzin, près de Lyon, les installations sont à l'arrêt total. Au Havre, où 40% du pétrole français arrive d'habitude, les terminaux pétroliers sont à l'arrêt aussi. Enfin, 25 pétroliers sont bloqués au large en Méditerranée. La situation est surveillée de près par le gouvernement. Le ministre Alain Vidalies parle d'une surconsommation de carburants. Selon les industrielles, 25% des stations sont concernées par des ruptures de stock.

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Des militants de la CGT font face aux forces de l'ordre, lors du déblocage de la raffinerie de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), mardi 24 mai.
Des militants de la CGT font face aux forces de l'ordre, lors du déblocage de la raffinerie de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), mardi 24 mai. (MAXPPP)