A sa sortie de l'Elysée, jeudi 20 septembre, l'intersyndicale de PSA Aulnay n'a obtenu du chef de l'Etat aucun engagement sur le gel des 8 000 suppressions de postes annoncées par le groupe automobile, mais des négociations tripartites entre syndicats, Etat et direction. La première réunion tripartite devrait avoir lieu avant le 15 octobre, selon l'intersyndicale.

Plusieurs centaines de salariés du site de Seine-Saint-Denis ont marché vers l'Elysée, aux cris de "PSA assassin", sous des banderoles disant notamment "Non à la fermeture d'Aulnay". Le 14 juillet, François Hollande avait fustigé les "mensonges" de la direction de PSA et un plan "en l'état inacceptable". Assurant que "l'Etat ne laissera pas faire", il plaidait pour une concertation afin qu'il "n'y ait aucun licenciement sec".

Plusieurs centaines de salariés de PSA Aulnay ont marché vers l'Elysée à paris jeudi 20 septembre 2012, au cri de "PSA assassin" sous des banderoles disant notamment "Non à la fermeture d'Aulnay".
Plusieurs centaines de salariés de PSA Aulnay ont marché vers l'Elysée à paris jeudi 20 septembre 2012, au cri de "PSA assassin" sous des banderoles disant notamment "Non à la fermeture d'Aulnay". (JOEL SAGET / AFP)