Le quotidien des coursiers Deliveroo ou UberEATS

Les livreurs à vélo de la plateforme Deliveroo ont manifesté ce dimanche 27 août contre le nouveau mode de rémunération de l'entreprise, qui souhaite les payer à la course et non plus à l'heure.

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Place Fernand-Lafargue à Bordeaux, haut lieu de rendez-vous des livreurs à vélo. Les restaurants alentour sont des adresses bien connues de ces auto-entrepreneurs. Clément Péau doit livrer un repas à Pessac. C'est parti pour un véritable rallye dans les rues pavées de Bordeaux : esquiver les piétons, les voitures, vérifier l'adresse de livraison en gardant la tête dans le guidon à près de 50 km/h. Moins de vingt minutes après avoir passé la commande, le client reçoit son repas.

Stuart, nouvel espoir

Deliveroo, UberEATS... Pour Clément Péau, coursier depuis plus d'un an, c'est la garantie d'un travail flexible basé sur le statut d'auto-entrepreneur. Mais alors qu'il gagnait jusque-là 7 euros de l'heure garantis, quel que soit le nombre de courses effectué, Clément Péau a reçu un courriel le forçant à passer à la nouvelle tarification. Un manque à gagner de 50 euros par mois pour cet étudiant en informatique. Une nouvelle plateforme web de livraison, Stuart, devrait voir le jour. Clément Péau et ses collègues en attendent davantage de reconnaissance et de sécurité.

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Un coursier Deliveroo, sur la place de la République à Paris, le 11 août 2017.
Un coursier Deliveroo, sur la place de la République à Paris, le 11 août 2017. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO)