En visite en Inde, François Hollande réussira-t-il à conclure la vente de 36 Rafale ?

"Trouver un accord sur les aspects techniques prend évidemment du temps mais nous sommes sur la bonne voie", affirme François Hollande.

Un avion Rafale de l'armée française durant un exercice aux Etats-Unis, le 15 décembre 2015.
Un avion Rafale de l'armée française durant un exercice aux Etats-Unis, le 15 décembre 2015. (SAUL LOEB / AFP)
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Les négociations s'éternisent, entre la France et l'Inde, sur la vente de 36 avions de combat Rafale. Arrivé dimanche 24 janvier à Chandigarh pour une visite d'Etat de trois jours, François Hollande va tenter de conclure ce contrat, mais le chef de l'Etat se veut prudent.

"Trouver un accord sur les aspects techniques prend évidemment du temps mais nous sommes sur la bonne voie", affirme François Hollande dans un entretien à l'agence Press Trust of India (PTI) publié dimanche peu avant son arrivée. "Le Rafale est un projet majeur entre l'Inde et la France. Il va ouvrir la voie à une coopération technologique et industrielle sans précédent, en particulier sur le 'Make in India', pour les 40 prochaines années", ajoute-t-il.

Un contrat d'au moins 5 milliards d'euros

A son arrivée sur le tarmac, le président français a rappelé que cette commande avait été "annoncée par le Premier ministre Modi lui-même" en avril 2015, lors d'une visite à Paris. "L'Inde en a besoin et la France a fait la démonstration que ce sont les meilleurs avions du monde", a plaidé François Hollande. Il reste encore à préciser les "conditions" de la transaction, avec notamment un "accord intergouvernemental".

Le montant de ce contrat est estimé à au moins cinq milliards d'euros. Le Premier ministre indien avait annoncé en avril qu'il s'agirait d'une commande d'avions "prêts à voler", nécessaires pour moderniser la flotte indienne.

Ces négociations complexes ont connu de nombreux coups soubresauts, l'Inde ayant ouvert dès 2012 des négociations exclusives avec Dassault Aviation pour une commande bien plus importante mais qui n'ont finalement pas débouché. Outre le prix, l'un des points d'achoppement régulièrement évoqué est la volonté de l'Inde d'obtenir de Dassault qu'il investisse une part importante du contrat sur le sol indien. Les négociations sont à "un stade avancé", avait indiqué jeudi le ministère indien des Affaires étrangères.