Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche, a expliqué jeudi 25 avril qu'il était "candidat à Matignon" pour appliquer "une autre politique". Invité de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, le député européen a estimé que, dans la majorité actuelle, "pas un député PS n'avait été élu sans les voix du Front de gauche, et pas un des députés du Front de gauche ne l'avait été sans le PS". "Cette majorité a été élue sur un programme et François Hollande a déplacé le curseur vers la droite, vers les solfériniens", a-t-il poursuivi. 

Il a détaillé ses premières actions s'il venait à occuper le poste de Premier ministre : "Rassurer les nôtres : on passe à toute vitesse la loi contre les licenciements boursiers, répression de tous ceux qui ont truandé, moratoire sur la dette et après on commence à donner de la respiration au pays, des sous, de la thune."

Concernant la décision du gouvernement de s'opposer à la proposition de loi sur l'amnistie sociale, il a accusé le président François Hollande de "duplicité". "Quelle duplicité parce qu'il m'a promis les yeux dans les yeux qu'il ferait l'amnistie", a-t-il dit, précisant que cette promesse avait été faite "la première fois (qu'il) l'a rencontré après son élection". 

Jean-Luc Mélenchon, le 25 avril 2013 sur le plateau de "Des paroles et des actes", sur France 2.
Jean-Luc Mélenchon, le 25 avril 2013 sur le plateau de "Des paroles et des actes", sur France 2. (FRANCE 2 / FRANCETV INFO)