Faut-il faire avancer la science ou préserver les embryons face à tout risque de dérive ? L'Assemblée nationale se penche, jeudi 28 mars, sur une proposition de loi des radicaux de gauche qui autorise, de manière encadrée, la recherche sur les embryons et les cellules souches. Il y a deux ans, elle avait décidé, à l'issue de débats enflammés, d'en rester à une interdiction avec dérogations.

France 2 s'est rendu au laboratoire I-Stem, à Evry (Essonne), qui a tout misé sur les cellules souches. Issues d'embryons humains donnés par des couples à la recherche, ces cellules sont capables de se reproduire à l'infini et de réparer des tissus malades. Or, les scientifiques n'y travaillent actuellement que sur dérogation, ce qui selon eux bloque l'avancée de leurs travaux.

En revanche, pour le député UMP Philippe Gosselin, la situation doit rester inchangée. L'embryon "est un être humain" qui "a le droit au respect", estime-t-il. Il doit donc être protégé de dérives éventuelles.

Un chercheur observe au microscope des cellules souches embryonnaires, le 29 janvier 2010, à l'Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogénétiques (Istem), à Evry (Essonne).
Un chercheur observe au microscope des cellules souches embryonnaires, le 29 janvier 2010, à l'Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogénétiques (Istem), à Evry (Essonne). ( MAXPPP)