Le test VIH OraQuick In-Home HIV, du laboratoire américain OraSure Technologies, serait fiable à 92%.
Le test VIH OraQuick In-Home HIV, du laboratoire américain OraSure Technologies, serait fiable à 92%. (AP / SIPA)

L'autodépistage du sida fait son chemin. L'Agence américaine des médicaments (FDA) a autorisé mardi 3 juillet, pour la première fois, la vente libre d'un test de dépistage du sida, sans supervision médicale. La FDA suit ainsi la recommandation unanime d'un comité de dix-sept experts indépendants qui s'était prononcé le 15 mai pour la mise sur le marché de ce test, OraQuick In-Home HIV, du laboratoire américain OraSure Technologies. Grâce à un échantillon de salive prélevé sur les gencives, le test donne un résultat en 20 à 40 minutes.

D'après le fabricant, le test permet de détecter avec succès une infection au VIH dans 92% des cas, soit légèrement moins que le seuil de 95% recommandé par la FDA. Un résultat positif ne signifie pas forcément que la personne est séropositive, mais indique la nécessité de passer des tests supplémentaires dans un centre médical. De même, un résultat négatif n'est pas une garantie absolue que le sujet n'est pas contaminé, surtout si ce dernier a été infecté au cours des trois mois précédents. Mais ce test a le potentiel d'identifier un nombre important de séropositifs qui n'ont pas encore été diagnostiqués.

Selon les experts de la FDA, le test, étant donné sa marge d'erreur, pourrait passer à côté de 3 800 cas de séropositivité par an. En revanche, il a été exact à 99% pour indiquer qu'une personne n'était pas contaminée. "Savoir si on est infecté ou non est un facteur important pour le succès des efforts visant à empêcher la propagation du VIH", souligne le Dr Karen Midthun, directrice du centre d'évaluation biologique et de recherche de la FDA. Quelque 240 000 personnes sur les 1,2 million qui sont infectées par le VIH aux Etats-Unis l'ignorent, selon les centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).