Une femme momifiée est présentée à la presse lors d'une exposition consacrée aux momies de Guanajuato, à Mexico (Mexique), le 31 août 2009.
Une femme momifiée est présentée à la presse lors d'une exposition consacrée aux momies de Guanajuato, à Mexico (Mexique), le 31 août 2009. (ELIANA APONTE / REUTERS)

L'obstruction progressive des artères est souvent listé parmi les risques de santé lié à l'évolution de notre mode de vie, où activité physique et alimentation saine ne sont pas toujours au rendez-vous. Et pourtant : une étude publiée dimanche 10 mars par The Lancet (en anglais) montre que nos ancêtres étaient déjà atteints par ce type de maladies.

Les chercheurs ont étudié 137 momies venant d'Egypte, mais aussi du Pérou, du sud des Etats-Unis et d'Alaska, dont certaines étaient âgées de 4 000 ans. Un tiers présentait des signes d'artériosclérose, c'est-à-dire d'un durcissement et d'un épaississement de la paroi des artères.

Une prédisposition de l'espèce humaine

Ce phénomène, qui se traduit par un risque cardiovasculaire important, peut avoir différentes origines. Un fort taux de cholestérol, le tabagisme et le manque d'activité physique font partie des facteurs de risque.

Mais l'étude semble suggérer une prédisposition plus large de l'espèce humaine. "L'artériosclérose était largement répandue dans [au moins] quatre sociétés pré-industrielles, dont des groupes de chasseurs-cueilleurs, souligne l'étude, alors qu'elle est souvent présentée comme une maladie de l'âge moderne."

Ce qui ne veut surtout pas dire, soulignent des professionnels de santé interrogés par la BBC (en anglais), qu'il faudrait cesser nos efforts pour arrêter de fumer ou manger sainement...