Il s'installe pendant 60 jours, seul, dans un phare au large de la Bretagne

Le phare de Tévennec n'avait plus de gardien depuis 1910. Marc Pointud s'est lancé le défi d'y vivre pendant deux mois. Il a passé sa première nuit sur place.

Le phare de Tévennec, au large du Finistère, où s'est installé Marc Pointud le 27 février 2016.
Le phare de Tévennec, au large du Finistère, où s'est installé Marc Pointud le 27 février 2016. (CLAUDE PRIGENT / MAXPPP)
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Aucun gardien n'a veillé sur le phare "maudit" de Tévennec depuis 1910. Plus de cent plus tard, Marc Pointud s'est installé, samedi 27 février, dans l'édifice situé au large de l'île du Sein et de la pointe du Raz, où il séjournera en solitaire pendant deux mois, racontent France 3 Bretagne et Le Télégramme.

"C'est un phare que nous restaurons avec l'association, explique à France Info le passionné, président de la Société nationale pour le patrimoine des phares et des balises. C'est une façon de mettre un coup de projecteur sur le travail que nous faisons et donc de faire appel au mécénat. Et puis c'est aussi une démarche personnelle d'isolement."

Le premier gardien entendait des voix

Il faut croire que Marc Pointud n'est pas superstitieux, car la plupart des gardiens de Tévenec ont connu un sort tragique, raconte France 3 Bretagne. Le premier, Henri Guézennec, est devenu fou durant son séjour, au cours desquelles des voix lui auraient ordonné en breton "Va-t-en, va-t-en, ici, c'est ma place".

Contrairement à ses prédécesseurs, Marc Pointud ne sera pas coupé du monde, il a gardé une connexion internet, précise la chaîne. Pour tenir le coup pendant ses deux mois en solitaire, 400 kilos de matériel et de vivres ont été acheminés sur le rocher. "C'est une aventure, même si on est au XXIe siècle avec des moyens modernes", confie le gardien temporaire, qui devra s'habituer aux vagues, parfois très violentes, autour de son nouveau lieu de vie.