Des mouettes survolent New York. 
Des mouettes survolent New York.  (LUCAS JACKSON / REUTERS / X90066)

Entre 365 et 988 millions de victimes. Ce chiffre correspond à une estimation du nombre d’oiseaux qui meurent chaque année en s’écrasant contre des fenêtres aux Etats-Unis, soit environ 10% de la population d'oiseaux totale du pays. Les collisions contre des façades d'immeuble sont la deuxième cause de mortalité de ces animaux, derrière les griffes des prédateurs, selon une étude de chercheurs de l’université de l’Oklahoma, relayée mercredi 5 février dans le Washington Post.

Les immenses gratte-ciels ne sont pas majoritairement responsables de cette hécatombe. En fait, ce sont plutôt les immeubles de taille moyenne, très courants aux Etats-Unis, qui sont en cause. 56% de collisions mortelles ont lieu contre des bâtiments de quatre à onze étages, 44% contre des structures d’un à trois étages contre moins d'1% contre les baies vitrées des gratte-ciels, explique Scott Loss, maître de conférences, spécialisé dans les ressources naturelles et les sciences environnementales, qui a participé à l’étude.

L'une des raisons avancées est que les oiseaux, attirés par la lumière artificielle, percutent les baies vitrées qui restent éclairées la nuit. Et certaines espèces seraient plus vulnérables que d'autres, comme le colibri d’Anna, la paruline bleue, le colibri à gorge rubis, le solitaire de Townsend, ou la paruline à aile dorée.

Pour parvenir à ces données chiffrées, les ornithologues se sont appuyés sur des études effectuées dans 23 localités. Ces statistiques locales ont ensuite été extrapolées à une échelle nationale.