Une marchande d'art de New York a reconnu en septembre dernier avoir vendu pendant près de 15 ans des dizaines de fausses œuvres d'art moderne à deux galeries new-yorkaises réputées, lesquelles les avaient revendues pour plus de 80 millions de dollars.

Entre 1994 et 2009, Glafires Rosales, basée à Long Island, a vendu 63 œuvres jamais vues auparavant, pour la plupart des toiles signées notamment Jackson Pollock, Mark Rothko, ou encore Robert Motherwell. Elle les avait vendues à deux prestigieuses galeries new-yorkaises pour 33,2 millions de dollars.

Les tableaux étaient des reproductions d'un artiste chinois 

 

Glafira Rosales, 57 ans, avait affirmé tenir une cinquantaine de ces œuvres de l'héritier suisse d'un collectionneur. Treize autres venaient selon elle d'un collectionneur espagnol les ayant  lui-même obtenu d'une galerie, et dont elle représentait les intérêts.

Aucun des deux hommes n'existait. Il s'agissait de faux, peints par un artiste chinois du Queens à New York, à la demande de Mme Rosales, et ensuite traités pour y ajouter la patine du temps. Le peintre du Queens, auteur des faux, était payé plusieurs milliers de dollars par toile. Glafira Rosales a plaidé coupable devant un juge fédéral. 

Un authentique tableau de Jackson Pollock, exposé dans une gallerie d'art à Milan en Italie.
Un authentique tableau de Jackson Pollock, exposé dans une gallerie d'art à Milan en Italie. (AFP)