VIDEO. "J'en prends plein la figure tous les quatre matins", se désole Alain Finkielkraut

Le philosophe et essayiste s'est plaint, lundi sur France Inter, du traitement que lui réserve, selon lui, une certaine partie de la presse française.

FRANCE INTER

Mis à jour le , publié le

Alain Finkielkraut en a marre. Invité lundi 25 janvier sur France Inter, le philosophe et essayiste a dénoncé le mauvais traitement dont il ferait l'objet dans la presse. "Ma tête est mise à prix sur tous les murs de la ville par Libération et dans toute la presse Pigasse [le banquier d'affaires propriétaire de plusieurs journaux]", a-t-il déclaré. Une sortie qui lui a valu d'être qualifié d'humoriste par le directeur délégué de Libération.

"Si vous résistez au présent, vous êtes un néo-réac"

"Pour un dominant, j'ai la main molle, a poursuivi Alain Finkielkraut. Franchement, j'en prends plein la figure tous les quatre matins. Il y a une pensée qui était en état d'hégémonie, qui ne l'est plus et ne le supporte pas. Je suis traité de néo-réac parce que je critique la culture de masse et l'effondrement de l'école, cela veut dire que si vous résistez au présent, vous êtes un néo-réac."

"Je vous ai apporté une citation de Milan Kundera : 'Tous ceux qui exaltent le vacarme médiatique, le sourire imbécile de la publicité, l'oubli de la nature, l'indiscrétion élevée au rang de vertu, il faut les appeler collabos de la modernité', développe-t-il. Les collabos de la modernité font de moi un néo-réac." 

Le philosophe et essayiste Alain Finkielkraut, le 10 avril 2014 à Paris.
Le philosophe et essayiste Alain Finkielkraut, le 10 avril 2014 à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)