L'ancien animateur d'"Intervilles" Olivier Chiabodo accuse TF1 de harcèlement moral et porte plainte

L'ex-présentateur porte plainte pour harcèlement moral contre la chaîne.

Olivier Chiabodo, lorsqu\'il animait l\'émission \"Intervilles\", sur TF1, le 24 juillet 1996.
Olivier Chiabodo, lorsqu'il animait l'émission "Intervilles", sur TF1, le 24 juillet 1996. (SUREAU / TF1 / SIPA)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Un ex-présentateur du jeu Intervilles, Olivier Chiabodo, licencié de TF1 en 1997 puis en 2017, a porté plainte contre X pour harcèlement moral, a indiqué lundi son avocat, confirmant une information du Parisien. La plainte, déposée le 20 septembre au tribunal de Nanterre, explique l'évolution de la situation depuis 1997, mais porte uniquement sur ces dernières années. Selon l'avocat d'Olivier Chiabodo, "TF1 a préféré ignorer et évincer peu à peu Olivier Chiabodo, allant jusqu'à le licencier une nouvelle fois en 2017 sous des prétextes fallacieux et énigmatiques". Lundi, la chaîne TF1 a confirmé le licenciement, mais n'a pas souhaité commenter la plainte.

En 1997, l'animateur d'Intervilles avait aidé l'équipe du Puy-du-Fou (Vendée) à battre celle d'Ancenis (Loire-Atlantique) en donnant la bonne réponse à une question avec un signe discret de la main. "Cette tricherie est restée dans les annales de la télévision, ma carrière a été mise entre parenthèses durant 20 ans. Aujourd'hui, il est temps que je rétablisse mon honneur", a déclaré l'ancien animateur au Parisien

"On trichait sans arrêt"

Niant la triche, Olivier Chiabodo avait été licencié par TF1, en 1997, Après son premier licenciement en 1997. Les prud'hommes avaient reconnu une "faute réelle et sérieuse" de la part d'Olivier Chiabodo, mais pas de "faute grave" comme le demandait TF1. L'animateur a été réintégré en 2006 et affirme avoir à cette époque signé alors un accord de confidentialité avec TF1. "C'est terminé. Je ne veux plus souffrir et porter la responsabilité dans cette histoire", a déclaré l'ex-animateur à l'AFP.

Olivier Chiabodo accuse Gérard Louvin, le producteur de l'émission. "C'est lui qui m'a demandé de favoriser le candidat du Puy du Fou", assure-t-il, qui au passage se trouvait être Bruno Retailleau. Le Puy du Fou, n'est d'ailleurs pas une commune comme les autres participant à "Intervilles", mais un parc d'attraction fondé par Philippe de Villiers, "proche de Gérard Louvin". "On trichait sans arrêt (...) il fallait tenir en haleine le spectateur", raconte encore Olivier Chiabodo au Parisien. "J'ai assisté à des choses inadmissibles sur les tournages" dit-il également, affirmant réserver "les détails" à un juge.