Alexandre Romanès, homme de cirque et patriarche, prône la reconnaissance des tziganes. Sous son petit chapiteau qu'il a voulu "intime", "chaleureux" et "poétique", il présente - avec son épouse et sa troupe - son tout nouveau spectacle "Voleurs de poules et flamenco".  

Rosa, la plus jeunes des cinq filles va à l'école. Elle symbolise la stigmatisation actuelle des Roms et se dit victime de discrimination. "Je me fais traiter de 'sale gitane, de voleuse', confie l'adolescente (...) A la récré, je me mets même prêt du surveillant, parce qu'ils sont méchants."

Les Roms sont environ 15.000 en France, ils vivent et se déplacent en caravane, souvent sous la menace d'expulsion. Alexandre - qui souhaite à travers ses créations concilier intégration et fidélité à ses racines - concède : "On nous reproche de ne pas être complétement intégrés, et je l'admets. Seulement, si l'on prend les chômeurs, les agriculteurs et les jeunes de plus en plus nombreux qui se suicident, poursuit-il, peut-on dire que ces gens se reconnaissent bien dans la France ? Sont-ils bien intégrés ? Nous, nous sommes mal intégrés, mais comme eux."

Les Romanès créeront prochainement un centre artistique tzigane. Ils espèrent ainsi mieux promouvoir leur culture et favoriser l'intégration des gitans dans notre pays.