"Est-ce que la mise en examen de Nicolas Sarkozy est venue..." La journaliste n'a pas le temps de finir de poser sa question. Carla Bruni lui coupe la parole. "Je vais vous arrêter tout de go", lâche la chanteuse, agacée. "Mon mari a dit ce qu'il avait à dire. Si vous voulez lui poser des questions, vous les lui posez, à lui. Moi, j'ai dit ce que j'avais à dire. Je vous remercie beaucoup", conclut-elle dans un sourire, avant de se lever et de mettre fin à l'interview. La séquence a été diffusée dans un sujet du JT de 20 heures de France 2, vendredi 29 mars.

Libérée de ses obligations, l'ex-Première dame a remis ses habits de chanteuse en publiant, lundi 1er avril, un quatrième album. Mais la politique et les ennuis judiciaires de son mari se sont invités dans la promotion de ces Little French Songs. Et Carla Bruni n'a pas apprécié.

La chanteuse a pourtant signé deux chansons aux refrains politiques qui ont fait jaser : Raymond, où elle chante son amour pour Nicolas Sarkozy, et Le pingouin, qui décrit un personnage peu sympathique dans lequel certains ont cru reconnaître François Hollande (ce qu'elle dément). "J'ai changé le prénom de mon homme pour plusieurs raisons, explique-t-elle. D'abord, je trouvais ça plus cocasse. Ensuite, j'aime beaucoup le prénom Raymond. Enfin, Sylvie Vartan avait déjà chanté une très belle chanson qui s'appelle Nicolas." Quant au pingouin, "c'est une chanson assez générale sur le manque de courtoisie, la goujaterie, la muflerie (...) C'est un peu à chacun son pingouin", lance-t-elle en guise d'éclaircissements. 

Carla Bruni en concert à Berlin (Allemagne), le 21 mars 2013.
Carla Bruni en concert à Berlin (Allemagne), le 21 mars 2013. (BRITTA PEDERSEN / AFP)