La une des "Inrocks" sur Bertrand Cantat fait polémique

Depuis son retour sur scène, après sa condamnation pour le meurtre de sa compagne, Marie Trintignant, le chanteur ne cesse de susciter les critiques. Le fait qu'il soit en une du magazine culturel suscite de vives réactions.

Bertrand Cantat sur scène, le 12 juillet 2014, aux Francofolies de La Rochelle (Charente-Maritime).
Bertrand Cantat sur scène, le 12 juillet 2014, aux Francofolies de La Rochelle (Charente-Maritime). (XAVIER LEOTY / AFP)
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"Cantat en son nom." La présence en une des Inrockuptibles du chanteur Bertrand Cantat a provoqué la colère, mercredi 11 octobre, de la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, et de la sénatrice socialiste et ancienne ministre des Familles, Laurence Rossignol, entre autres.

"Il fallait oser"

L'ancien chanteur de Noir Désir, qui sortira en décembre son premier album solo et qui vient de dévoiler un premier titre, L'Angleterre, évoque notamment dans le magazine sa reconstruction et son parcours depuis sa sortie de prison en 2007 et la fin de sa liberté conditionnelle en 2011, après sa condamnation pour le meurtre de sa compagne, Marie Trintignant, en 2003 à Vilnius en Lituanie. Il avait écopé de huit ans de prison.Il avait bénéficié d'une libération conditionnelle, en 2007, après avoir purgé la moitié de sa peine.

"Et au nom de quoi devons-nous supporter la promo de celui qui a assassiné Marie Trintignant à coups de poings ? Ne rien laisser passer", lâche sur Twitter la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa. Laurence Rossignol, elle, souligne que l'hebdomadaire devrait avoir "honte" de "réunir sur une même couverture Cantat et Orelsan qui chante 'je vais te marie-trintigner'". "Il fallait oser", conclut-elle.

"Un meurtrier en une"

Depuis qu'il a repris sa carrière, avec son nouveau groupe Détroit d'abord, puis désormais en solo, l'artiste ne cesse de s'attirer les critiques. Ses détracteurs s'interrogent sur le droit qu'a ce "meurtrier" à reprendre un métier public, après son crime.