Dix morceaux moins connus pour (re)découvrir David Bowie

Parce qu'il n'y a pas que "Let's Dance" ou "Space Oddity" dans la foisonnante discographie de David Bowie, francetv info vous a sélectionné dix pépites qu'il est bon d'écouter pour mieux comprendre l'incroyable richesse artistique de ce génie musical.

David Bowie en concert à l'hippodrome d'Auteuil, à Paris, le 9 juin 1983.
David Bowie en concert à l'hippodrome d'Auteuil, à Paris, le 9 juin 1983. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)
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"You’ve got a habit of leaving" (1965)

Sorti pendant l’été 1965, You’ve got a Habit of Leaving est le dernier morceau (très pop) de Davy Jones & the Lower Third. Fondé par le jeune David Jones, le groupe est alors contraint de changer de nom afin d'éviter la confusion avec un autre chanteur, Davy Jones, du groupe The Monkees. David Jones entame sa première transformation et devient alors David Bowie.

"The Laughing Gnome" (1967)

Peut-être la chanson la plus “embarrassante” de la discographie de Bowie. Et pourtant, sortie en 1967, cette conversation imaginaire entre Bowie et un gnome (interprété par Bowie dont la voix est accélérée) fut rééditée en 1973, en pleine période Ziggy Stardust, et obtint finalement un certain succès commercial. Pourtant, Bowie demeura toujours réticent à la jouer sur scène.

"The Bewlay Brothers" (1971)

Extrait de l’album Hunky Dory, The Bewlay Brothers est une des chansons les moins compréhensibles de la discographie de Bowie. Lui-même n’a jamais voulu expliquer de quoi elle parlait. Certains pensent que c'était sa plus belle manière de parler de son frère schizophrène, Terry. On ne saura jamais.

"Moonage Daydream" (1971)

Premier single d’Arnold Corns, un des multiples projets parallèles de Bowie, Moonage Daydream est finalement intégré sur l’album The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, qui sort un an plus tard. Toutes les obsessions de Bowie y sont déjà contenues sous des couches de métaphores, comme la conquête spatiale, la religion ou, bien sûr, la liberté sexuelle.

"Port of Amsterdam" (1973)

Près de dix ans après l’interprétation habitée de Jacques Brel, Bowie enregistre une version anglaise du Port d'Amsterdam. Très différente, mais tout aussi bouleversante, elle figure sur la face B de son single Sorrow.

"Lady Grinning Soul" (1973)

Dernier morceau de l’album Aladdin Sane, Lady Grinning Soul est une des ballades les plus romantiques de David Bowie.

"Wild is the Wind" (1976)

Ecrite pour le film éponyme en 1957, Wild is the Wind est d’abord reprise par Nina Simone puis par Bowie, grand admirateur de la chanteuse de blues. Il enregistre sa propre version pour l’album Station to Station.

"Criminal World" (1982)

Reprise d’un morceau de 1977 du groupe Metro, Criminal World est sorti sur l’album Let’s Dance, qui s’ouvre sur ses trois tubes les plus commerciaux, Modern Love, China Girl et Let's Dance. Mais Criminal World est sûrement le plus beau titre de l’album.

"Seven" (1999)

Les années 1990 sont difficiles pour Bowie, qui peine à renouer avec le succès. Lorsque sort Hours..., personne ne prête attention à cet album qui contient pourtant quelques beaux morceaux, comme Thursday's Child ou le poignant Seven. Bowie est enfin de retour dans les charts, entre Britney Spears et les Backstreet Boys.

"Blackstar" (2015)

Le 20 novembre 2015, Bowie surprend tout le monde en sortant Blackstar, un morceau foisonnant de près de dix minutes accompagné par un clip terrifiant qui annonce un album à paraître quelques semaines plus tard, le jour de ses 69 ans. Avec Blackstar, Bowie réhabilite le saxophone, cet instrument qu'il a toujours affectionné. Mais surtout, il tient enfin son Bohemian Rhapsody. David Bowie s'est éteint deux jours après la sortie de ce sublime album, enregistré alors que le cancer le rongeait.