La Seine-Saint-Denis, nouvel eldorado des réalisateurs de films

La région Île-de-France attire de plus en plus les professionnels du cinéma, en particulier le département de Seine-Saint-Denis. Confirmation à la 6e édition du salon des lieux de tournage qui se déroule en ce moment à Paris.

(La Cité du cinéma, qui se veut au cœur de l'écosystème du cinéma dans le 93. © MaxPPP)
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Les professionnels du cinéma ne comptent plus seulement sur Hollywood pour tourner les films à grand succès. Ils se tournent de plus en plus vers la France, pas seulement Paris mais aussi toute la région Île-de-France. La sixième édition du salon des lieux de tournage, qui a lieu en ce moment à Paris, en est la preuve : 116 exposants sont présents, c'est 25 % de plus que l'an dernier. Objectif : promouvoir auprès des professionnels du monde entier la filière audiovisuelle française. 

La Seine-Saint-Denis, lieu de tournage des plus grands films

Le département de la Seine-Saint-Denis attire au fil du temps de plus en plus de professionnels du cinéma, c'est d'ailleurs le lieu du premier studio Méliès (à Montreuil) et de la Cité du cinéma, pôle cinématographique porté par le réalisateur et producteur Luc Besson, à Saint-Denis.

Les studios d'Aubervilliers ou d'Epinay, la basilique de Saint-Denis... La Seine-Saint-Denis comporte de nombreux lieux de tournage, y compris en décors naturels, comme ceux du film Hunger Games - La révolte 2, réalisé à Noisy-le-Grand dans les espaces d'Abraxas de Ricardo Boffil. En mai 2014, Jennifer Lawrence, la superstar, du film débarquait pour y tourner l'une des scènes les plus spectaculaires du quatrième volet de la saga.

Le 93 : "terre de cinéma"

La production américaine a été séduite par l'architecture fantastique de l'espace, dont le Palacio, bâtiment néoclassique de 18 étages signé Ricardo Boffil. Stéphane Bender de la commission du film de Seine-Saint Denis se souvient. "En cinq jours, le tournage a occasionné 1 million et demi d'euros de dépenses locales, et a fait travailler plus de 200 personnes. C'était un grand moment pour la Seine-Saint-Denis. Cette architecture particulière a séduit les réalisateurs car elle correspondait parfaitement à l'univers du film."

En plus d'une grande diversité de décors naturels, le 93 abrite cinq des six studios de cinéma français. La Seine-Saint-Denis et le 7e Art, c'est une tradition et pour cause, les prix du foncier sont imbattables. D'autres atouts attirent également les professionnels : "On a un nombre incalculable de studios car il y a une sorte d'écosystème" explique Stéphane Bender. "Les studios sont là, les loueurs sont là, certaines société de post production sont ici. Le savoir-faire français est unanimement reconnu dans le monde, les Américains sont stupéfaits à chaque fois qu'ils viennent tourner ici de voir à quel point les Français travaillent bien, pour beaucoup moins cher que ce qu'ils ne pourraient avoir aux Etats-Unis." 

Plusieurs "grands" du cinéma sont passés par là : John Travolta a tourné dans les studios de Stains, celui d'Epinay-sur-Seine créé dans les années 1920 a accueilli l'équipe du film Chocolat , 8 Femmes de François Ozon a été entièrement tourné à Aubervilliers. Une véritable vitrine pour le département.

03.02.2016 le 93 attire les réalisateurs
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