BUZZ - C'est l'histoire d'un massacre artistique. A la faveur de la "pire restauration de l'histoire", comme la surnomment déjà de nombreux commentateurs, Ecce Homo, une peinture murale de l'église de Borja (province de SaragosseEspagne) représentant le Christ, s'est transformée en grossier gribouillis. Dans ce portrait, réalisé au XIXe siècle par Elias Garcia Martinez, la couronne d'épines a laissé place à une boule, et le fin dessin du visage à un aplat livide, digne d'un dessin de Fête des mères. C'est mignon, mais c'est moche.

Responsable de ce barbouillage, une octogénaire, fidèle de la paroisse. Devant le torrent de critiques, elle a répondu aux médias, mercredi 22 août. "On a toujours tout réparé nous-mêmes dans cette église, explique-t-elle. C'est le prêtre qui m'a demandé de le faire, le prêtre savait. Comment aurais-je pu faire ça sans permission ?" Des restaurateurs professionnels doivent se déplacer dans les jours qui viennent pour voir s'il y a quelque chose à sauver.

"Ecce Homo". Enfin, ce qu'il en reste.
"Ecce Homo". Enfin, ce qu'il en reste. (FTVI )