Le Pressionnisme à la Pinacothèque ou quand le grafitti s’invite au musée

A Paris, la Pinacothèque présente l'exposition "Le Pressionnisme sur les pionniers du graffiti sur toile, un mouvement pictural né dans les années 70 aux Etats-Unis. Elle entend poser un autre regard sur le graffiti, genre longtemps méprisé par le milieu de l’art.

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Anne ChépeauRadio France

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Ils s’appellent Phase 2, Futura, Toxic, Ramelzee, Dondi… Leurs noms ne vous disent sans doute rien mais tous sont de grands maîtres du graffiti sur toile. Quelques-uns firent d’ailleurs leurs débuts avec un certain Jean-Michel Basquiat dont plusieurs œuvres figurent parmi la centaine réunie par la Pinacothèque à Paris. Le mouvement Pressionniste est né avec l’arrivée de la bombe aérosol au début des années 70 qui a permis d’apporter de la couleur sur de plus grandes surfaces. Le tag, la signature, s’est alors transformée en graffiti artistique, avec des œuvres très diverses et surprenantes créées en atelier et qui n’ont pas grand-chose à voir avec ce que nous pouvons découvrir sur les murs de nos villes ou de nos quartiers. D’autres artistes comme Ramelzee associent collages et intégrations d’objets à la bombe aérosol, créant des œuvres complexes, là encore loin des clichés sur le graffiti.

Le Pressionnisme 1970 - 1990, les chefs-d’œuvre du graffiti sur toile de Basquiat à Bando. Jusqu'au 13 septembre 2015 à la Pinacothèque de Paris, à voir avec France Info.